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 Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]

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Lindsay
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Lindsay

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship] - Page 5 EmptyVen 22 Fév - 22:49

Chapitre 56



Son visage resta figer d’effroi et ses yeux devinrent brillants. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Il avait toujours son arme dans la main mais … ce n’était pas lui qui avait tiré. Il n’en avait pas eu le temps. Danny relâcha son bras, desserra ses doigts et laissa l’arme glisser nonchalamment hors de sa main. En face de lui, le t-shirt de son ennemi se para d’une tâche rougeâtre. Sanchez s’écroula soudain lourdement sur le sol, atteint d’une balle en pleine poitrine. Incrédule, Danny l’observa s’effondrer devant lui. Une agitation sur sa gauche attira subitement son attention. Il vit alors, dans le flou qui l’entourait, Don et Jack, armes aux poings, se précipiter vers le corps de Sanchez. Don écarta rapidement le révolver du tueur avec son pied tandis que Jack se pencha sur lui pour vérifier ses constantes vitales. Danny fut comme paralysé durant un instant. Mais que faisaient-ils tous les deux ici ? Complètement choqué et abasourdi, il ne semblait toujours pas réaliser ce qui venait de se passer. Il déglutit et ses yeux s’emplirent un peu plus de larmes.

Danny, la voix muée par l’épuisement et par l’émotion : Il … il est mort ?

Jack soupira puis tourna la tête vers Danny. Il fut surpris de constater l’état pitoyable dans lequel l’avait mis Sanchez. Il releva les yeux et croisa son regard. Un regard perdu et empli de larmes qui le suppliait de lui confirmer ses propos.

Jack, avec sollicitude : Oui.

Ce « oui » résonna dans la tête et le cœur de Danny comme une véritable délivrance. Le regard hagard, il se sentit alors submergé par toute la peine, la souffrance et la fatigue qu’il refoulait depuis bien trop longtemps. Sans aucune retenue, il éclata subitement en de longs sanglots déchirants. Ses jambes ne pouvant plus le porter, Danny s’effondra brutalement sur ses genoux et continua à sangloter sur le sol.
Don accourut aussitôt vers son ami, s’agenouilla à ses côtés et le serra dans ses bras. Danny se blottit alors contre lui et se laissa bercer par cette douce étreinte qui le réconfortait. Il n’avait jamais autant éprouvé le besoin de ne pas se sentir seul qu’à cet instant. Le jeune lieutenant ne put retenir bien longtemps ses larmes face à l’immense et effroyable chagrin qui avait foudroyé son ami. Jamais il ne l’avait vu dans un tel état. Sa plainte était si douloureuse et si profonde qu’il en eut le cœur complètement retourné.

Don, des larmes coulant sur ses joues, le serrant dans ses bras : C’est fini Danny. C’est fini….. Il te ne fera plus mal. Tu m’entends ! Il ne te fera plus de mal.
Danny, pleurant et s’accrochant à la veste de Don : Il est mort ? T’es sûr ? Il est vraiment mort ?
Don, d’une voix rassurante : Oui, c’est sûr. Y a aucun doute.

Oui, c’était fini. Mais Danny ne pouvait s’arrêter de pleurer. Trop d’événements tragiques s’étaient produits dans sa vie ces derniers temps, trop de souffrance s’était accumulée dans son cœur à cause de cet immonde être qui gisait maintenant, inerte, sur le sol. Comment allait-il faire pour surmonter tout ce qui s’était passé ? Pour supporter le poids de sa culpabilité ?
Sanchez lui avait tout pris ! Il avait ruiné sa vie en détruisant ceux qu’il aimait ! Son frère, Cécilia et puis Lindsay. Alors oui, il était mort. Mais les dégâts qu’il avait causés étaient irréversibles. Le mal était fait, les vies détruites, bouleversées ou brisées à tout jamais ! Il lui avait volé son amour et son avenir, l’espoir de trouver le bonheur auprès de la femme dont il était amoureux. Comment Lindsay pourrait-elle lui pardonner un jour l’enfer qu’elle avait vécu ?

Jack fut stupéfait et profondément touché par cette réaction à laquelle il ne s’attendait pas. Il s’était trompé. Danny n’était pas l’homme égoïste au bras vengeur qu’il pensait. Il n’avait pas tué Sanchez malgré tout le mal qu’il lui avait fait. Il n’était finalement qu’une victime tout comme Lindsay. Jack s’approcha des deux hommes et enleva sa surchemise. Il en déchira un morceau qu’il roula en boule pour en faire une compresse et s’agenouilla à son tour à leur côté.

Jack, inquiet, à Don : Il faut comprimer sa blessure. Il perd beaucoup de sang.
Don, inquiet : Oui, t’as raison. (Lui frottant le dos avec douceur) Danny ….. Danny calme toi. Faut qu’on te soigne. Tu perds beaucoup de sang.

Danny commença alors à se calmer. Ses sanglots se muèrent en de légers gémissements plaintifs. Il renifla et se frotta les yeux tandis qu’il s’adossa sur le torse de Don pour que Jack puisse regarder sa blessure. Ses yeux étaient rougis et son visage baigné de larmes et de sang.

Jack : Blessure par balle ?
Danny, la voix éraillée par la douleur et les sanglots : Non, cet enfoiré m’a poignardé !

Jack appliqua alors la compresse de fortune sur la plaie pour stopper l’hémorragie. Danny poussa un râle de douleur qu’il tenta aussitôt de réprimer en serrant les dents. Il jeta un œil sur Jack.

Danny, d’une voix épuisée, serrant les dents : ça te fait plaisir hein !
Jack, souriant amicalement : Oui, c’est clair que là, je prends mon pied !
Don, souriant : Ecoutez les gars, si je vous dérange, je dégage !

Les trois hommes se mirent à rire doucement.

C’est alors qu’arrivèrent, armes à la main, Mac et Sheldon. Ceux-ci, qui s’occupaient de chercher Danny au rez-de–chaussée, s’étaient précipités à l’étage à l’entente des coups de feu. Ils furent à la fois soulagé de voir Danny en vie mais inquiet de constater que Sanchez était mort et surtout que Danny était bien mal en point. Jack se releva pour laisser sa place à Sheldon auprès du jeune blessé.

Danny, plissant les yeux : Doc ? Tu devrais pas être ici ! T’es pas en état !
Sheldon, souriant : Et bien mon vieux, excuse moi de te le dire mais je crois que je le suis davantage que toi. Allez, je te promets de t’accompagner à l’hosto et de refaire un bilan … . Pour l’instant laisse-moi jeter un œil à ton épaule ok ?

Danny sourit et acquiesça. Sheldon commença alors à examiner sa blessure.

Mac, rengainant son arme, inquiet, regardant le corps de Sanchez : Qu’est-ce qui s’est passé ?

Don releva la tête vers le chef de la scientifique.

Don : J’ai pas eu le choix Mac. Ce salop allait le tuer !
Jack : C’est la vérité. Quand on est arrivé, Sanchez s’apprêtait à tirer. Ça s’est passé très vite, il nous a vus mais c’est pas pour ça qu’il a baissé son arme le salopard ! Il était déterminé à descendre Messer. Flack a tout simplement réagi plus vite que lui … et il a eu raison.
Mac : Vous avez tiré vous aussi ?
Jack : Non. Le deuxième coup de feu a été tiré par Sanchez. La balle a loupé Messer et s’est logé dans un meuble. Et puis après, il s’est aussitôt effondré.

Danny, faiblement : J’ai eu de la chance alors.
Jack, baissant les yeux vers lui : Ouais, on peut le dire.

Mac s’accroupit aux côtés de Danny posant sur lui un regard plein d’affliction avant de questionner Sheldon.

Mac : C’est grave ?
Sheldon : Danny, tu peux essayer de serrer ta main gauche et de plier légèrement le bras.

Danny soupira puis s’exécuta lentement en grimaçant de douleur mais il parvint à remuer sa main et son bras.

Sheldon : C’est bon, merci. … Non, ça n’a pas l’air trop grave. Ni les nerfs, ni l’artère sous-clavière n’ont été touché. C’est une blessure douloureuse et impressionnante mais elle devrait guérir rapidement.
Danny, souriant mais la voix toujours faible : Ah ben tant mieux, je serais pas obligé de passer des semaines à l’hosto ! (tournant et relevant la tête pour essayer de regarder son ami) … Don, je suis désolé pour … le coup de l’ascenseur.
Don, le charriant, souriant : T’inquiète, tu perds rien pour attendre !
Danny, regardant Mac : Mais au fait, comment vous m’avez retrouvé ?
Mac : Louie.

Danny fut surpris et ému par cette réponse.

Danny, stupéfait : Il, …, il s’est souvenu de ça ?
Mac : Oui. Il s’en est souvenu.

Danny baissa la tête, soupira et ferma les yeux desquels s’échappèrent à nouveau quelques larmes. Il rouvrit les yeux mais ne releva pas son regard.

Danny, pleurant légèrement : Mac, je voulais vous dire que…
Mac, posant sa main sur son bras et le lui serrant : On reparlera de tout ça plus tard Danny.

Danny acquiesça d’un signe de tête puis ferma à nouveau les yeux. Mais cette fois-ci Don sentit son corps se relâcher totalement dans ses bras et cela le paniqua.

Don, très inquiet : Sheld ! Qu’est-ce qui lui arrive ?

Sheldon se saisit aussitôt du poignet de Danny pour prendre son pouls et vérifia le rythme de sa respiration.

Sheldon : C’est rien. Il a juste perdu connaissance. C’est normal après tout ce que son corps a souffert. (Don le regardant une lueur d’inquiétude dans les yeux) Je t’assure que c’est rien de grave !
Don, rassuré : ok.

Des sirènes se firent entendre au dehors.

Mac : Voilà les renforts et les secours. Je vais aller à leur rencontre. Vous me donnez votre arme Don ?

Don acquiesça et tendit aussitôt son arme à Mac.

Peu de temps après, la bibliothèque fut secouée de l’agitation qui régit habituellement les scènes de crime. Les urgentistes se hâtèrent au chevet de Danny, inconscient, et Don dut se résigner à reposer son ami délicatement sur le sol afin de les laisser s’occuper de lui. Hawkes leur rendit compte de ses premières constations et les secouristes, après examen du blessé, vinrent s’aligner sur son diagnostique.
L’équipe scientifique se mit, elle aussi, presqu’immédiatement à pied d’œuvre. Ils commencèrent à relever les empreintes, emportèrent l’appareil ayant émis l’enregistrement cruel du viol et mirent sous sachet les deux armes à feu de Sanchez ainsi que le couteau maculé du sang de Danny. Don regarda cette arme blanche puis le corps du monstre avec répugnance et amertume. Son ami venait de vivre un véritable cauchemar dans cette bibliothèque. S’ils n’étaient pas arrivés à temps … s’ils étaient arrivés quelques minutes, voir même quelques secondes plus tard, les légistes seraient en train d’enfermer dans un sac noir son cadavre tout comme ils s’affairaient à emballer celui de Sanchez. Don soupira puis regarda à nouveau son ami qui était à présent sur une civière, entouré de perfusions. Il sourit. Danny était peut-être mal en point physiquement et psychologiquement mais il allait s’en remettre. Il en était persuadé. Et dans son jeu macabre, cette fois-ci, Sanchez avait définitivement perdu.

Au dehors, un véhicule arriva à vive allure au milieu de tous ceux qui étaient déjà sur place. Il en descendit deux jeunes femmes qui se précipitèrent, inquiètes, vers l’entrée du bâtiment. Avant qu’elles n’aient eu le temps de l’atteindre elles virent en sortir successivement deux civières. L’une entraînée par les secouristes, la seconde par les légistes. Lindsay et Stella se figèrent sur place et leur sang se glaça. Elles étaient encore trop loin pour distinguer le visage de celui qui était emmené vers l’ambulance. Qui était blessé et qui était mort ? La vue de Lindsay se brouilla de larmes à la seule pensée que celui qui était enfermé dans le grand sac noir puisse être Danny. Puis elle vit Don et Sheldon se lancer à la suite de la civière du blessé et comprit que celui qui y était allongé était le jeune expert. Elle ferma les yeux et poussa un profond soupir de soulagement. Puis une autre interrogation vint subitement la frapper. Comment allait-il ? Etait-il grièvement blessé ? Elle se rua donc avec Stella vers l’arrière de l' ambulance. Quand elle vit Danny blessé à la tête, à l’épaule et inconscient, le cœur de Lindsay manqua subitement un battement.

Lindsay, arrivant en courant : Oh mon dieu, Danny !
Stella, inquiète : Comment va-t-il Sheldon ?

Sheldon se dirigea aussitôt vers elles pour les rassurer.

Sheldon : Ne vous inquiétez pas. Ses blessures ne sont pas trop graves. Il va très vite aller mieux.

Les deux jeunes femmes furent soulagées, se sentant soudain libérées d’un poids. Lindsay tendit sa main vers celle de Danny pour la lui serrer tendrement mais elle n’en eut pas la possibilité, les urgentistes se chargeant rapidement de soulever la civière afin de l’installer à bord de l’ambulance. Elle replia ses doigts en ramenant sa main le long de son corps et baissa les yeux tristement.

Sheldon : Je l’accompagne à l’hôpital.
Stella : Ok. On te rejoint là bas très vite.

Hawkes acquiesça puis monta dans l’ambulance dont les portes se refermèrent derrière lui. Lindsay, Stella et Don, soucieux, regardèrent celle-ci s’éloigner rapidement, sirène hurlante et gyrophare tournoyant.

Stella : Où est Mac ?
Don : A l’intérieur du bâtiment je crois.
Stella : Je vais le rejoindre.
Lindsay : Vas y Stella. Je t’attends. Je préfère rester dehors.
Stella, lui souriant : Ok.

Lindsay répondit à son sourire avant que Stella ne la laisse pour disparaître à l’intérieur du bâtiment. En balayant les lieux du regard, la jeune femme croisa à nouveau la vue du grand sac noir dont s’occupaient les légistes et Jack. Elle fixa alors si intensément ce corps emballé que Don finit par s’en apercevoir et par s’en inquiéter.

Don : Linds, ça va ?

Sans accorder la moindre réponse au jeune lieutenant, Lindsay se dirigea d’un pas déterminé vers le cadavre de Sanchez. Inquiet, Don se précipita à sa suite. La jeune femme s’arrêta face au sac noir et le fixa obsessionnellement de ses yeux brillants. Jack, qui se trouvait de l’autre côté de la civière, s’aperçut vite de sa présence. Il soupira et la regarda, le cœur empli de peine, sans trop savoir que dire.

Lindsay, sans lever le regard vers Jack : C’est Sanchez ?
Jack, tristement : Oui.
Lindsay, un sanglot dans la voix : C’est Danny qui l’a …..

Redoutant cet état de fait, elle ne put terminer sa phrase. Jack le fit pour elle en lui répondant avec sollicitude.

Jack : Non, ce n’est pas lui qui l’a tué.

Lindsay releva alors ses yeux emplis de larmes vers Jack.

Jack : Il n’a voulu que l’arrêter Lindsay. Vous aviez raison. Je me trompais à son sujet.
Don : C’est moi Linds, c’est moi qui ai tiré.
Lindsay, fixant Jack dans les yeux, des sanglots dans la voix : Je veux le voir !
Jack, les yeux brillants face à la souffrance de la jeune femme : Je ne suis pas sûr que ce soit …
Lindsay, insistant davantage : Je veux le voir !

Jack serra les lèvres, déglutit puis jeta un œil sur Don et qui lui fit signe d’accéder à sa demande.

Jack, presqu’à voix basse : D’accord.

Il dé zippa alors la fermeture éclair du sac et laissa apparaître le visage du monstre. Jack porta ensuite un regard inquiet sur Lindsay.
Celle-ci fixa un instant intensément son violeur le regard traversé par la haine et la colère. Mais, les souvenirs douloureux de son viol revenant la frapper subitement, elle ne fut pas longtemps à se laisser assaillir par des sanglots déchirants. Jack referma aussitôt le sac tandis que Don, extrêmement touché par la souffrance de sa jeune amie, s’approcha d’elle et la prit dans ses bras . Il caressa son dos pour la réconforter avant de prononcer les mêmes paroles qu’il avait dites à Danny.

Don : C’est fini. Il ne te fera plus jamais de mal Linds.

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Chapitre 57



Le lendemain 13 h 00.

Soucieux, il était assis dans son fauteuil, les bras posés sur son bureau et les yeux rivés sur un objet qu’il tenait entre ses mains. Stella frappa à la porte et Mac lui envoya un sourire l’invitant à entrer.

Stella : Bonjour Mac. Je ne te dérange pas ?
Mac, lui souriant : Non du tout. Ça me fait plaisir de te voir.

Elle s’avança davantage tandis que Mac replongea son regard sur ses mains. Elle se rendit alors compte que l’objet qui avait l’air de préoccuper Mac n’était autre que la plaque de Danny. La jeune femme s’assit sur le coin du bureau.

Mac, regardant la plaque : Il n’a pas tiré Stella. Il aurait pu mais, …, il ne l’a pas fait.
Stella : Tu vas aller la lui rendre ?
Mac : Oui. Hawkes a appelé très tôt ce matin pour m’avertir qu’il était réveillé mais je n’ai pas encore pu me libérer pour aller lui rendre visite. J’irais sans doute cet après midi.
Stella : Sheldon nous a appelés aussi ce matin et je suis passé voir Danny avant de venir ici.
Mac, tournant la tête vers Stella : Et alors ? Comment va-t-il ?
Stella : Physiquement, ça avait l’air d’aller. Enfin, je veux dire, comme quelqu’un qui a été blessé et qui a dormi plus de vingt quatre heures … mais … il était un peu ailleurs, un peu déboussolé, et … triste aussi. Il m’a fait de la peine.
Mac : Lindsay n’est pas venue avec toi ?

Stella soupira et hocha doucement la tête négativement.

Stella : J’y suis allée seule. Elle a prétexté vouloir retourner chez elle ce matin quand je le lui ai annoncé. Comme Sanchez n’est plus un danger, je n’y ai pas vu d’objection.
Mac : Et, Danny ne t’a pas parlé d’elle ?
Stella : Non, j’ai été étonnée, il n’a rien dit à son sujet. En fait, … il n’a pas dit grand-chose tout court.
Mac : Il va avoir besoin de temps pour se remettre de ce qui s’est passé, tout comme Lindsay.
Stella : Oui, je crois. … Ils ont été tous les deux très secoués. Au fait, quand on est passée hier, Lindsay est venue te parler ?
Mac : Oui et j’ai approuvé sa demande. Elle m’a dit qu’elle voulait encore réfléchir jusque demain mais … je crois que sa décision est prise. J’espère juste qu’elle ira le voir pour lui expliquer.
Stella : Moi aussi mais tu sais, … pour l’instant, c’est encore difficile pour elle de lui faire face. Elle ne sait plus très bien où elle en est.
Mac : J’en suis conscient et je comprends.

Les yeux émeraude de Stella commencèrent à devenir brillants.

Stella : Tout ça c’est …. C’est tellement injuste Mac.
Mac : Je sais. …
Stella : Pourquoi cette ordure s’en est prise à eux de cette façon ?
Mac : Comment expliquer la folie meurtrière et la cruauté d’un homme tel que Sanchez ! Il n’y a malheureusement pas d’explication Stella. … Ce type jouissait de ce qu’il faisait subir à ses victimes … sans aucun remord…. (Mac soupira) Les médecins t’ont dit dans combien de temps Danny pourrait reprendre le service ?
Stella : Dans une quinzaine de jours normalement. Peut-être même avant. Tu connais Danny, il va vouloir être actif le plus vite possible.
Mac : Oui, en effet. ... Il faudra d’ailleurs que je parle à la psychologue avant son retour.
Stella, souriant : Encore une chose qui va le ravir !
Mac, soupirant : Je sais, mais je ne lui laisse pas le choix. Avant de reprendre, il devra passer une évaluation psychologique. C’est le règlement et il n’y échappera pas !

Mac eut à peine finit de prononcer ces mots qu’Adam frappa à son tour à la porte. Mac lui fit signe d’entrer.

Adam, dans l’entrebâillement de la porte : Mac, j’aurais quelques papiers à vous faire signer.

Mac acquiesça et Adam s’avança vers le bureau tandis que Stella se releva.

Adam (Regardant Stella) : Salut Stella.
Stella : Salut Adam.
Adam, posant les papiers sur le bureau et remarquant la plaque de Danny : Comment va-t-il ?
Mac, signant les papiers puis relevant les yeux vers Adam : Il s’est réveillé ce matin.
Adam, souriant : Ah cool ! Il faudra que j’aille le voir !
Stella : Oui, ça lui fera plaisir. … Bon Mac, je vais te laisser. J’ai pas mal de paperasse à remplir.
Mac, lui souriant : Ok. A plus tard.
Stella, lui souriant : A plus tard.


*************************************************************

A l’hôpital vers 18 h 00

Mac se tenait debout face à la porte derrière laquelle se trouvait son jeune protégé. Il soupira. Danny devait s’en vouloir d’avoir agi de façon si suicidaire, ne laissant derrière lui qu’un simple « pardon » et son insigne en guise d’adieu. Bien heureusement, rien ne s’était passé comme le jeune expert l’avait imaginé à ce moment là. Il était toujours bel et bien en vie et finalement n’avait pas commis l’irréparable. Mac frappa doucement à la porte avant de pénétrer dans la pièce. Danny était assis dans son lit d’hôpital, adossé à un oreiller, et était toujours perfusé. Il avait la tête tournée vers la fenêtre et le regard totalement absent. L’expert s’éclaircit alors la voix pour lui signaler sa présence, le jeune homme semblant de pas l’avoir remarqué. Aussitôt, Danny sortit de ses pensées et dirigea son attention vers Mac. Les traits de son visage reflétaient encore son état de fatigue et comme l’avait dit Stella, au fond de ses yeux ne brillait que l’éclat de la tristesse.

Mac : Bonjour Danny.
Danny : Bonjour.
Mac : Comment vous sentez-vous ?
Danny : Je vais bien. Merci.

Pendant un instant les deux hommes se fixèrent intensément dans les yeux ne laissant parler que le langage du regard jusqu’à ce que Danny baisse le sien, se sentant mal à l’aise face à son supérieur.

Danny, la tête baissée : Je suis désolé Mac.

Mac soupira. L’observant toujours, il s’avança un peu plus près du lit. Danny releva alors la tête.

Danny : Je suis désolé de m’être comporté de cette façon avec vous, avec Don, d’avoir agi à nouveau seul et sans vraiment réfléchir.
Mac : Le problème n’est pas tant la façon dont vous avez agi avec nous mais plutôt le fait que vous avez failli y laisser la vie.

Danny, le regard plongé dans le vide, garda le silence ne voulant rien ajouter à ces dernières paroles.

Mac : Danny, je suis venu vous rapporter quelque chose.

Mac sortit alors de sa poche la plaque de police du jeune expert pour la lui tendre.

Mac, lui tendant la plaque : Vous l’avez oublié sur mon bureau.

Danny, les yeux brillants, jeta un œil sur l’objet que lui tendait Mac. Il fixa alors intensément sa plaque un instant avant d’en détourner le regard.

Danny, les yeux brillants : Je peux pas la reprendre. Je ne la mérite plus. Je l’ai trahi. Je vous ai trahi.
Mac : Non Danny. Reprenez-la. Je refuse votre démission.

Danny releva soudain les yeux vers Mac.

Danny : Vous comprenez pas ! J’ai vraiment voulu le tuer Mac ! J’ai été à deux doigts de le faire. J’avais commencé à appuyer sur la détente. (il détourna à nouveau son regard brillant en soupirant) J’ai failli tirer sur un homme désarmé … pour me venger. Soyez lucide, Hilborne avait raison. Je ne vaux pas mieux que les autres criminels !
Mac, avec assurance : Non, c’est faux. Parce que vous ne l’avez pas fait et c’est tout ce qui compte. Vous avez su vous raisonner et prendre la bonne décision malgré toutes les souffrances qu’il vous a fait subir. … Vous savez Danny, souhaiter tuer quelqu’un, qui plus est un monstre comme Sanchez, n’a jamais été un crime. Ce n’est même pas une faute professionnelle. Ce n’est … Ce n’est qu’humain. D’autres auraient sûrement craqué à votre place et appuyé sur la détente. Vous n’avez pas déshonorez votre insigne. Loin de là, je vous assure. Et non, vous ne m’avez pas trahi, vous ne m’avez pas déçu. Bien au contraire.
Danny, les yeux brillants, un sanglot dans la voix : Enfin Mac, j’ai agi en fonçant tête baissée sous l’impulsion de la colère.
Mac : Je sais. Mais je dois reconnaître que je suis incapable de dire si je n’aurais pas réagi de la même façon à votre place. (lui tendant à nouveau sa plaque) Reprenez-la Danny ! La police a besoin d’homme tel que vous dans ses rangs. …. Moi, j’ai besoin de vous.

Danny, extrêmement touché par les propos de Mac, ferma les yeux. Il n’arrivait pas à croire que Mac puisse encore lui faire confiance à ce point après tout ce qui s’était passé, après son échappée solitaire et vengeresse. Il rouvrit les paupières et tourna la tête à nouveau vers la main que lui tendait l'expert. Il accepta finalement de se saisir de son insigne et Mac en fut soulagé. Danny regarda sa plaque qu’il avait maintenant entre ses mains et l’effleura du pouce. Elle était si importante pour lui. Il soupira.

Danny, ému : Merci Mac.

Mac, après un bref silence : J’ai vu Mitford cet après-midi. Kingsley a rendu son rapport.

Cette annonce déclencha un sourire sur les lèvres du jeune homme.

Danny : Pourquoi venir me rendre ma plaque Mac ? Je vais probablement être à nouveau mis à pied !
Mac : Non, détrompez-vous. Kingsley a fait un excellent rapport sur l’enquête. Il est resté tout à fait objectif et ne vous a ni chargé ni incriminé. Il n’a même pas fait mention de votre altercation avec lui. Je ne vous dis pas non plus qu’il vous a défendu corps et âme mais il a relaté les faits de façon juste. Il a compris que vous n’étiez qu’une victime dans toute cette histoire et je crois que le procureur l’a enfin compris lui aussi. Et même s’il désapprouve votre action, il n’a pas tenu à vous sanctionner.

Danny fut pour le moins surpris par cette nouvelle. Il avait entrevu un Jack un peu plus compatissant dans la bibliothèque quand il était blessé mais de là à ce qu’il fasse abstraction de ses rancœurs à son encontre dans la rédaction de son rapport, il ne le pensait pas.
Et puis une victime ! Danny secoua la tête en laissant s’échapper un rictus amer. Il ne pouvait se résoudre à se placer en tant que telle. Il était la cause de tous les événements qui s’étaient enchaînés et qui avait engendré le malheur des personnes qui l’entouraient. Alors il était loin de n’être qu’une victime !

Mac : De ce fait, vous pourrez reprendre du service quand vous serez rétabli.
Danny : Super.
Mac : Par contre, avant, il faudra que vous alliez voir le docteur Casey pour passer une évaluation psychologique.
Danny : Oui, je me doutais bien. J’irais. (Souriant) Elle et moi, on va finir par très bien se connaître.

Mac sourit avant de froncer les sourcils et d’aborder un sujet un peu plus délicat. Il soupira puis se lança.

Mac : Danny, Lindsay est passée vous voir ?

Danny soupira tristement et s’humidifia les lèvres avant de répondre très posément.

Danny, tristement : Non. Elle n’est pas venue.
Mac : Elle viendra. Ne vous inquiétez pas.

Danny baissa les yeux et laissa le silence répondre pour lui. Mac le rompit aussitôt.

Mac : Je vais devoir vous laisser. Reposez-vous bien.
Danny : Vous savez, j’ai que ça à faire ici !
Mac, souriant : Et ce n’est pas une mauvaise chose. Vous en avez besoin.

Le jeune expert acquiesça en souriant avant que Mac ne lui dise bonsoir et quitte la chambre. Danny regarda la porte se refermer sur lui puis jeta un œil à nouveau sur son insigne. Son sourire disparut et son visage redevint sombre. Lindsay n’était pas encore venue et il commençait à se demander si elle viendrait….

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Chapitre 58



Trois jours plus tard ….

Il poussa la porte vitrée, la retenant un instant pour que Sheldon puisse passer à son tour. Danny, sac à dos sur l’épaule, sortait de l’hôpital et Sheldon était venu le chercher pour le ramener jusque chez lui. Ils commençaient à s’aventurer hors du bâtiment quand soudainement Danny se mit à ralentir le pas pour ensuite s’immobiliser. Intrigué et un peu inquiet, Sheldon se retourna.

Sheldon : Danny, ça va ?

Il remarqua alors aussitôt que le jeune homme regardait droit devant lui, fixant intensément quelque chose ou plutôt … quelqu’un. Lindsay était sur le parvis de l’hôpital, les mains dans les poches de sa veste. Les deux jeunes gens s’échangèrent aussitôt un regard mêlé d'amour et de peine. Quand Sheldon se rendit compte de la présence de la jeune femme, il soupira et son visage s’assombrit.

Sheldon , s'approchant de Danny : Donne-moi ton sac. Je l’emmène à la voiture.
Danny, lui donnant son sac : Ok, merci.
Sheldon, lui souriant : Je vous laisse.

Le jeune homme acquiesça avant de s’avancer vers Lindsay. Il s’arrêta en face d’elle et la fixa sans que le moindre sourire ne vienne éclaircir son visage. Il le sentait.... Lindsay était là pour lui annoncer une mauvaise nouvelle...

Danny , le visage grave : Salut.
Lindsay, souriant légèrement : Salut. Comment tu vas ?
Danny : ça va. … Tu n’es pas venue me voir.

La jeune femme eut alors beaucoup de mal à soutenir son regard et baissa les yeux.

Lindsay : Je sais. Je suis désolée.
Danny, soupirant : C’est rien, t’es là maintenant. C’est ce qui compte.

A l’entente de ces paroles, Lindsay se pinça les lèvres et serra les paupières pour retenir ses larmes. C’était si difficile de lui faire face et de lui avouer ce qu’elle s’apprêtait à faire ! Danny fronça les sourcils, inquiet. Il ne comprenait pas la réaction de son amie.

Danny, inquiet : Qu’est-ce qui se passe ?

Le klaxon d’un véhicule se fit brusquement entendre et le jeune expert porta instinctivement son attention dans sa direction. Son visage devint blême et un frisson d’angoisse lui traversa le corps quand il commença à saisir la raison pour laquelle Lindsay était venue lui parler.

Danny : Le taxi derrière. C’est toi qu’il attend ? Tu … tu pars, c’est ça ?

Lindsay releva la tête et plongea son regard noyé de larmes dans le sien. Elle devait lui parler mais les mots semblaient être coincés au fond de sa gorge ne pouvant se libérer. Il allait cependant bien falloir qu’elle trouve le courage de lui annoncer la triste nouvelle parce qu’il était là, en face d'elle et qu'il attendait une réponse.

Lindsay, la voix éraillée par la peine : Oui.

Danny sentit soudain son cœur se broyer. Il ferma les yeux un instant, tentant de refouler la peine et le désespoir qui commençaient à l’assaillir.

Lindsay, la voix tremblante : Je repars dans le Montana. … J’ai besoin de m’éloigner d’ici, de m’éloigner de tout ce qui s’est passé …
Danny, attristé : De t’éloigner de moi ?
Lindsay, une larme coulant le long de son visage : Je ne sais plus où j’en suis Danny.
Danny, déglutit : Et ... C’est définitif ?
Lindsay : Je ne sais pas. Mac m’a accordé six mois de réflexion.

Danny poussa un soupir de stupéfaction et d’affliction, ayant de plus en plus de mal à cacher son désarroi.

Danny : Six mois ? (la voix commençant à se voiler de sanglots) Et nous ? Qu’est-ce qu’on devient nous ?

D’autres larmes se mirent immédiatement à glisser sur les joues de Lindsay. Même si Danny essayait de contenir sa peine, elle savait à quel point elle le blessait. Elle aurait tellement voulu ne pas le faire souffrir ! Elle aurait tellement voulu qu'ils puissent continuer à s'aimer ...


Lindsay, la voix mêlée de sanglots : Danny, je crois que … rester ensemble, c'est se faire du mal. Il y a trop de souffrance entre nous. Il s’est passé trop d’événements douloureux. Je ... Je n'y arriverai pas.

Danny baissa les yeux comprenant tout ce que ces paroles impliquaient, comprenant que le petit espoir de bonheur qu’il gardait précieusement dans le fond de son cœur venait de s'envoler définitivement. Il ne put alors dissimuler plus longtemps les larmes qui apparurent dans le coin de ses yeux.

Danny, les yeux brillants : Alors c’est … c’est fini ?
Lindsay, le visage inondé de larmes : Je suis désolée.

Sur ces mots, Lindsay se mit à pleurer. Elle aussi avait terriblement mal. Elle aussi avait le coeur qui saignait. Elle regrettait tant de devoir le quitter, de ne plus réussir à l'aimer comme avant.
La voyant ainsi affligée par le chagrin, Danny n'eut qu'une seule envie : la prendre dans ses bras pour la consoler. Mais il savait qu'il ne le pouvait pas, parce que la séparation en serait alors bien plus pénible et douloureuse pour tous les deux.

Danny, sur un ton compréhensif et triste : Ne le sois pas. … Je comprends. …. J’espère juste qu’un jour, … tu réussiras à me pardonner ce qui t’est arrivé. C’est moi qui suis désolé.

Lindsay ferma les yeux et baissa la tête.

Danny : Je pourrais t’appeler ? Pour prendre de tes nouvelles ?

Elle essuya ses larmes avant d’à nouveau faire face au regard éperdument meurtri du jeune expert.

Lindsay : Je préfèrerais que ce soit moi qui t’appelle. Je te promets que je le ferais.
Danny : Ok. … Ton avion part dans combien de temps ?
Lindsay : Dans un peu moins d’une heure.
Danny, les yeux brillants : Alors tu devrais y aller. (Souriant pour éviter de pleurer) A cette heure-ci, la circulation est un vrai cauchemar à New York ! T’auras au moins pas ce souci dans le Montana.
Lindsay, souriant au travers ses larmes : Oui, c’est vrai.
Danny : Prends soin de toi Lindsay. Et puis si jamais … enfin tu sais … je suis là.
Lindsay : Oui, je sais. Prends soin de toi aussi Danny. … Au revoir.
Danny, retenant un sanglot : Au revoir.

Les deux jeunes gens s’échangèrent un dernier regard plein de douleur et d'affection puis Lindsay se retourna et prit la direction du taxi qui l’attendait. Danny aurait voulu lui hurler son amour et sa peine, lui demander de rester, la retenir mais il savait au fond de lui que cela ne servirait à rien et qu’elle avait raison. Lindsay avait besoin de reprendre pied, de retrouver goût à la vie et ce n’était pas à ses côtés qu’elle y parviendrait.
Elle s’engouffra rapidement dans le taxi et, aussitôt la portière refermée, y fondit en larmes.

Le véhicule démarra puis commença à s’éloigner dans la circulation. Danny le suivit alors du regard avec encore l’infime espoir de le voir faire demi-tour. Les larmes qu’il avait contenues jusque là jaillirent subitement de ses yeux et se mirent à caresser doucement ses joues quand il vit le taxi emporter loin de lui celle qu’il aime et disparaître au coin d’une rue. En cet instant, une sensation atrocement douloureuse s’empara de lui. C’était comme si on venait de lui arracher le cœur. Tout ce qui l’entourait lui sembla soudain terriblement vide et dénué d’intérêt. Les piétons se pressaient, le flot de voitures continuait son ballet incessant mais il ne les voyait plus. Et malgré les chauds rayons du soleil qui venaient effleurer sa peau, Danny avait horriblement froid. Il l’avait perdue et sa vie sembla ne plus avoir de sens.

Sheldon, ayant observé la scène de sa voiture, accourut aussitôt vers son ami quand il s’aperçut à quel point celui-ci était affecté et désorienté.

Sheldon, plein de sollicitude : Danny ?
Danny, le regard humide fixant la rue : Elle est partie Sheld. C’est fini.
Sheldon, attristé : Je suis désolé.
Danny : Tu savais ?

Sheldon baissa les yeux et soupira.

Sheldon : Oui. Elle nous l’avait annoncé hier.

Danny tourna son regard humide vers Sheldon.

Danny : Vous le saviez tous et personne ne m’a rien dit ?
Sheldon, désolé : Elle voulait le faire elle-même Danny. … Tu veux qu’on aille boire un verre quelque part ?
Danny, regardant à nouveau devant lui, la voix éraillée : Merci mais là, je veux juste rentrer chez moi. J’ai besoin de me retrouver seul.
Sheldon : Je comprends. C’est toi qui vois.
Danny, le regardant à nouveau : Demain peut-être.
Sheldon : Ok. Va pour demain. Allez viens, je te ramène chez toi.
Danny : Oui, merci.

Danny enleva ses lunettes pour essuyer ses yeux tandis que Sheldon lui asséna une petite tape amicale dans le dos.
Ils se dirigèrent alors vers leur véhicule, s’y engouffrèrent et celui-ci quitta sa place avant de disparaître à son tour dans la circulation New-Yorkaise….

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship] - Page 5 EmptyVen 22 Fév - 22:50

Epilogue


Un mois s’était écoulé depuis que Danny était sorti de l’hôpital, depuis que Lindsay était retournée dans la Montana, depuis qu’ils s’étaient séparés.
La semaine qui s’en suivit, Don et Sheldon s’étaient relayés autant qu’ils le pouvaient auprès de leur ami pour qu’il ne s’enferme pas seul dans son chagrin, lui proposant d’aller boire un verre au Sullivan ou passant simplement le saluer pour discuter. Danny avait joué le jeu, ne voulant pas les inquiéter, mais l’étincelle de son cœur s’était éteinte et il n’arrivait plus à sourire comme avant.
Et puis très rapidement il avait voulu reprendre le boulot, ne supportant plus de rester seul chez lui à ne rien faire. Il avait besoin de se sentir utile mais surtout de penser à autre chose et Mac l’avait bien compris. Voilà pourquoi, après avoir eu l’accord de la psychologue que Danny avait su habillement convaincre, il avait accepté le retour du jeune expert au labo beaucoup plus tôt que prévu, le cantonnant uniquement au travail d’expertise.

Ce jour-là, cela faisait trois semaines qu’il avait repris le travail. L’affaire sur laquelle on l’avait assigné dans la matinée était pour le moins difficile et éprouvante. Il s’agissait du meurtre d’un petit garçon de 8 ans, retrouvé sauvagement poignardé dans une poubelle. Danny n’avait pas vu la scène de crime mais c’est lui qui fut chargé d’analyser les vêtements de la petite victime et de récupérer les indices prélevés lors de l’autopsie. Cette affaire l’affecta profondément. Debout devant les effets personnels du gamin décédé, Danny se sentit pris de nausées. Il n’arrivait toujours pas à comprendre comment des êtres humains pouvaient être aussi ignobles et commettre de telles atrocités ! Sanchez était de cette race là lui aussi. Danny serra les poings. Il aurait voulu pouvoir l’oublier mais son esprit le ramenait toujours et indéniablement auprès de son bourreau et de ses crimes abominables. Et comme à chaque fois qu’il y pensait, sa blessure le fit souffrir. Son épaule s’était presque remise de la plaie profonde que Sanchez lui avait infligée en y enfonçant la lame tranchante de son couteau mais une douleur lancinante se réveillait régulièrement.

Durant sa pause-déjeuner, Danny se saisit de son téléphone pour y composer le numéro de Lindsay. Celle-ci était loin et ne lui avait donné qu’une seule fois de ses nouvelles. Alors malgré l’accord qu’ils avaient passé il n’avait pu s’empêcher d’essayer de la joindre à plusieurs reprises. Malheureusement, à chaque appel il tombait sur sa boîte vocale. Encore aujourd’hui, elle ne répondit pas. Il aurait pourtant eu tellement besoin de lui parler, de savoir qu’elle allait mieux. Le cœur meurtri, il raccrocha, et cette fois-ci, sans laisser de message.

Quand il rentra chez lui après cette journée harassante et éprouvante, il était minuit. Danny claqua la porte et lança ses clés sur le petit meuble près de l’entrée. Il resta un moment immobile à fixer le vide devant lui le regard empli d’amertume. Il régnait dans la pièce un silence bien trop bruyant à son goût. Tout lui semblait tellement sans vie, sans saveur. Il enleva son blouson qu’il posa sur le rebord du canapé puis s’avança dans la cuisine pour y manger un morceau. Depuis plusieurs jours, il s’était mis au régime pizza et avait décidé aujourd’hui de changer quelque peu ses habitudes. Ce soir ce serait « spaghettis ». Il ouvrit donc un de ces placards pour y prendre une casserole puis un deuxième en hauteur pour y prendre le sachet de pâtes qui s’y cachait. En se saisissant du paquet, Danny y aperçut, juste derrière, la bouteille en verre de nappage chocolat. Un léger sourire s’esquissa sur ses lèvres mais celui-ci fut vite dissipé par les larmes qui commencèrent soudain à voiler ses yeux bleus. Le jeune homme prit la bouteille. Il soupira et la regarda avec insistance avant de décider finalement de s’en débarrasser. Il lança alors le sachet de spaghettis sur le plan de travail. Il ne mangerait pas ce soir. L’appétit s’était évanoui au fond de la poubelle avec cette bouteille qui lui rappelait de trop douloureux souvenirs.

Il alla donc s’affaler dans le canapé et alluma la télévision. Mais là aussi, il n’y voyait plus d’intérêt. Les images défilaient se reflétant sur les verres de ses lunettes mais lui semblaient complètement dérisoires. Ses yeux le picotèrent bientôt. Il essaya alors de lutter le plus longtemps possible contre ce sommeil qui voulait l’assaillir et dont il refusait d’être l’esclave. Mais malgré ses efforts, ses paupières de plus en plus lourdes se fermèrent peu à peu et il laissa son corps basculer au travers du canapé. Après quelques vingt minutes de repos paisible, Danny commença à s’agiter, sa respiration devint alerte et il se mit à prononcer, avec souffrance, quelques mots sortis du fin fond de son esprit. « Non ! », « Laissez la tranquille ! » « Non ! » « Ne la touchez pas ! Ne la touchez pas ! ». Des gouttes de sueur apparurent sur son front et des larmes s’échappèrent de ses paupières closes tandis que son corps se mouvait de plus en plus sur le canapé. Les traits de son visage se crispèrent. Ils reflétaient une grande angoisse et une grande détresse. Soudain Danny s’éveilla en sursaut. Sa respiration était oppressante et ses mains tremblaient. Il semblait terrifié par les images qui étaient venues hanter son sommeil une fois de plus, comme toutes les nuits, comme à chaque fois qu’il fermait les yeux. Danny s’assit, posant ses pieds sur le sol, et enfouit sa tête entre ses mains avant de se frotter le visage pour effacer les larmes qui l’inondait. Il se tint alors l’épaule gauche et grimaça. Ce sommeil tourmenté et ce réveil abrupt avait brusquement ravivait la douleur de sa blessure.
Il se leva et se dirigea aussitôt vers la salle de bain. Il ouvrit alors le robinet d’eau froide et plongea ses mains sous le jet afin de se rafraîchir. Lorsqu’il releva la tête, il tomba nez à nez avec son reflet dans le miroir. Il le fixa un instant en serrant les dents et les poings. Il détestait ce type qu’il avait en face de lui et qui avait causé tant de malheurs ! Des gouttes d’eau glissaient encore sur son visage marqué de cernes quand ses paupières se plissèrent et ses lèvres se serrèrent à nouveau. Son épaule le faisait décidément horriblement souffrir ce soir. Il ouvrit alors l’armoire à pharmacie à côté du miroir afin de s’emparer d’une boîte d’antalgiques. Dans sa précipitation pour se saisir de celle-ci et l’ouvrir, il la fit tomber et les deux seuls petits cachets qu’elle contenait encore se faufilèrent sous un meuble. « Et Merde ! », cria t-il avec rage. Il se pencha alors pour les chercher sous le meuble et les vit presque aussitôt. Mais quelle ne fut pas sa surprise quand il y vit aussi autre chose. Il récupéra alors difficilement à l’aide d’une brosse à dents les cachets et l’objet « intrus ». Il s’agissait d’un petit sachet translucide, un petit sachet marqué de l’illustration d’un serpent et contenant … de la poudre blanche. Danny fronça les sourcils. Comment ce sachet avait-il bien pu atterrir sous son meuble de salle de bain ? Et puis il se souvint. Il se souvint des deux membres des Tanglewoods qui avaient pénétré chez lui il y a quelques semaines pour y dissimuler une arme. Il se rappela avoir vu au labo la veste rouge déchirée de l’un d’eux et que dans la doublure de cette veste Jack et Sheldon y avaient découvert des doses d’héroïne marqué d’un serpent. Ce sachet avait probablement dû glisser par la déchirure de la veste pendant que les deux hommes cherchaient la cachette la plus appropriée.

Danny déglutit. Il regarda intensément et avec une certaine … envie …. cette poussière blanchâtre prisonnière de ce petit bout de plastique transparent. En effet, il détenait dans ses mains le moyen le plus rapide qu’il connaisse pour étouffer sa douleur et sa peine. Il ferma les yeux en soupirant, replia ses doigts sur le sachet, le serra fort et sortit de la salle de bain avec les antalgiques dans l’autre main. Arrivé dans la cuisine, il posa les médicaments sur le plan de travail et ouvrit immédiatement la poubelle pour y jeter le petit sachet mais … alors qu’il s’apprêtait à desserrer son emprise pour le laisser glisser dans le fond de la poubelle, il aperçut la bouteille de coulis de chocolat. Danny stoppa alors net son geste. Il observa la bouteille et des larmes perlèrent sur le coin de ses yeux. Tout ce qui s’était passé était de sa faute, entièrement sa faute. Son frère Louie, Cécilia et Lindsay. Sanchez s’en était pris à eux à cause de lui. Il était évident pour le jeune expert qu’il était le vrai responsable de tous ces tragiques événements. Et puis pourquoi avait-il fermé son portable quand Cécilia l’avait appelé ? Et pourquoi n’avait-il rien vu par cette putain de fenêtre ce soir-là ? Pourquoi Cécilia était-elle morte ? Pourquoi son frère et Lindsay avaient-ils dû tant souffrir ? Et pourquoi était-elle si loin maintenant, si loin de lui et si loin de son cœur. Et cette épaule qui ne cessait d’être douloureuse ! Toutes ces pensées venaient s’insinuer insidieusement dans sa tête pour le torturer encore et encore chaque jour et chaque nuit le plongeant toujours plus profondément dans les abîmes de la souffrance psychologique.

Danny essayait tant bien que mal de donner le change en présence de ses amis et au boulot, mais il était à bout ! Il n’en pouvait plus ! Il avait besoin par-dessus tout que son esprit lui accorde un peu de répit. Le regard rivé vers le fond de la poubelle, il laissa s’échapper quelques sanglots étouffés. Il la referma alors, gardant le petit sachet dans sa main et s’essuya les yeux avant de poser la drogue sur le plan de travail devant lui. Il la fixa intensément.

Juste quelques heures. Il avait juste besoin de s’éloigner de la réalité et ne plus avoir mal durant quelques heures.
Et puis, il ne s’agirait que d’une seule prise ! Il ne recommencerait pas. Non, bien sûr que non ! Il n’en avait pas l’intention. Il saurait ne pas recommencer.
Mais là, cette nuit, il lui fallait absolument trouver un moyen efficace et rapide qui lui permette de s’évader et de ne plus penser à rien … durant quelques heures.
Un moment de répit. Il voulait juste un moment de répit.
C’était indispensable s’il ne voulait pas devenir fou ou en venir à commettre un acte désespéré qui lui ôterait la vie.

Danny ferma les yeux un instant, soupira puis mit la drogue dans un tiroir et se dirigea vers le salon. Là, il enfila un Sweet à capuche puis son blouson, prit ses clés et sortit de son appartement.
Quelques quinze minutes plus tard, il poussa à nouveau la porte de son domicile. Il sortit alors de sa poche un emballage plastique contenant … une seringue.

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Dernière édition par Lindsay le Sam 2 Jan - 17:54, édité 1 fois
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Il posa ses clés, toujours sur le meuble près de l’entrée et se débarrassa de son blouson et de son Sweet. Il lança le sachet contenant la seringue stérile sur la table basse du salon et fila aussitôt dans la cuisine. Là, il ouvrit un puis deux tiroirs pour en sortir une cuillère, un briquet et…la drogue. Il emmena tout son précieux matériel dans le salon et le déposa sur la table basse.

Danny était allé chercher la seringue stérile dans un distributeur automatique qui se trouvait dans la station du métro à deux rues de chez lui. Il n’avait alors pas pensé combien ce trajet serait douloureux. En effet, durant son court périple nocturne jusqu’à la station, les souvenirs de cette fameuse soirée et de cette fameuse nuit n’avaient cessé de l’assaillir violemment. Il s’était revu courant hors de son appartement, paniqué, pour tenter de retrouver Lindsay qui était en retard, il s’était revu, visionnant la cassette vidéo du carrefour sur laquelle on distinguait le fourgon qui avait enlevé la jeune femme sous ses fenêtres sans qu’il ne s’aperçoive de rien !

Il enleva de ses passants la ceinture de son jean et défit de son emballage la seringue. Danny étala tout le matériel devant lui puis joignit ses mains tremblantes. Son regard était obnubilé par la l’héroïne sur la table. Mais que s’apprêtait-il donc à faire ? Il avait du mal à le réaliser véritablement, comme si tout ce qu’il faisait était le fait d’un autre que lui. Devait-il vraiment franchir le pas ? Il grimaça de nouveau de douleur et porta la main sur son épaule. Ses épouvantables souvenirs s’emparèrent à nouveaux de son esprit. Les cris de Lindsay ne cessaient de résonner encore et encore dans sa tête ! Ils ne le quittaient plus. Il baissa la tête, ferma les yeux et mit les mains sur ses oreilles. Il voulait que tout ça s’arrête. Il ne supportait plus de l’entendre crier, de l’entendre pleurer ! Il ne supportait plus de la voir se faire violer dans ces cauchemars sous ses yeux sans pouvoir rien faire pour l’empêcher !

Danny releva la tête et se décida finalement à préparer la mixture sensée le soulager. Il sortit la drogue du sachet, la déversa dans la cuillère et la dilua à l’aide d’un peu d’eau et du briquet. Quand celle-ci fut prête, il prit la seringue et la remplit du liquide obtenu de la dilution de la poudre. La respiration rapide et tremblante, il remonta la manche de son tee-shirt pour pouvoir se faire un garrot sur le haut de son bras droit avec sa ceinture. Il se saisit ensuite de la seringue qu’il tint aiguille vers le haut et la pressa légèrement pour vérifier que de l’air ne s’y soit pas introduit inopinément. Il la regarda avec angoisse. Cette seringue l’effrayait mais en même temps le séduisait tellement. Ce n’était probablement pas la chose la plus judicieuse à faire mais là, maintenant, cette nuit, il en avait absolument besoin. Il fallait qu’il chasse pour un temps ces images monstrueuses et insupportables ! Il fallait qu’il chasse cette souffrance aiguë qui se tapissait dans son cœur et dans son âme ! Danny ferma les yeux et soupira fortement. Il rouvrit les paupières et porta ensuite la seringue jusqu’au creux de son bras.
Il arrêta son geste un instant, hésitant une fois de plus, fixa la seringue, déglutit puis … finit par enfoncer l’aiguille dans sa veine.
Par une simple pression, le poison pseudo libérateur commença à se diffuser dans son corps. Danny ne tarda pas à en ressentir les premiers effets. Dix secondes à peine après l’injection, une onde de bien-être fulgurant se propagea en lui et prit entièrement possession de son corps et de son esprit. Il sentit soudain son cœur s’emballer, tous ses sens se troubler et ses pensées sombres s’évanouir. La sensation de plaisir fut si immédiate et intense qu’il révulsa puis ferma les yeux, entrouvrant la bouche comme si la jouissance soudaine et puissante qui l’envahissait lui avait coupé le souffle.
Et, basculant la tête en arrière, il se laissa glisser pour s’adosser complètement sur le canapé en poussant un long soupir de satisfaction. Le corps complètement avachi et murmurant de légers gémissements de plaisir, Danny s’abandonna totalement à la douce illusion que ses cauchemars s’étaient envolés….

Sanchez n’avait finalement pas vraiment perdu ….


FIN



To be Continued



Donc ... si vous en avez le courage et l'envie lol!, RDV pour la quatrième et dernière partie ...

ICI

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