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 Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]

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Lindsay
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MessageSujet: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:05

Notes de l'auteur :

Arrow Fic ship DL et légèrement Smac
Arrow "Prisonnier du passé" est la suite de "l'Innocence Assassinée" où Danny, le pauvre chou, en bave sacrément. Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Oui, il n'a vraiment pas de chance !!! snif snif Mais il n'y a pas que lui qui trinque cette fois-ci !!!

Arrow Rating : Déconseillée au moins de 15 ans pour présence de scènes violentes.

Arrow L'histoire comporte au début deux enquêtes : d'un côté Danny, Don et Sheldon et de l'autre Mac, Stella et Lindsay. Adam et Kaile font des apparitions.
Mais très vite la situation va se compliquer avec une troisième affaire et une fois celle-ci résolue, pour parfaire le tout, il y en aura même une quatrième !!!! lol! Oui, je sais, je suis folle ! :safapa: geek
Bon, entre deux j'accorde quand même aux personnages quelques brefs moments de répit. lol!
Arrow Dans cette troisième partie des personnages et des événements des deux premières fics réapparaissent.



Résumé de "Comptes à rebours"

Spoiler:
 

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Dernière édition par Lindsay le Dim 29 Nov - 23:18, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:12

Résumé de "L'Innocence Assassinée"

Spoiler:
 


DISCLAIMER: Les personnages et les événements des zods de CSI NY ne m'appartiennent pas.... merci à CBS de me les prêter !! Mais Cécilia, Emily, Sanchez, Rodriguez, Jack ... et toutes les catastrophes, les malheurs et la peine de Danny et des autres personnages dans cette fic m'appartiennent !!! lol!

RESUME : Tandis que Mac, Stella et Lindsay enquêtent sur le meurtre d'un riche promotteur immobilier, le reste de l'équipe doit élucider ceux de deux jeunes membres de gang de Harlem. Cette affaire se révélera plus que compliquée, mettant en danger la vie de nos héros qui devront tout faire pour éviter qu'une nouvelle guerre des gangs ne débute. Et comme si cela ne suffisait pas toute l'équipe devra affronter les agents des affaires internes pour soutenir Danny, rattrapé par son passé, et le sauver des griffes de Hilborne.....

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:12



Chapitre 1


Samedi 15 juillet.

6 h 00. Danny fut réveillé, une fois de plus, par la sonnerie retentissante de son portable. Il se frotta les yeux et les ouvrit difficilement jetant un coup d’œil sur l’heure. Seulement, contrairement à d’habitude, ce matin, il répondit à l’appel, se leva, s’habilla et partit rejoindre les lieux du crime qu’on lui avait indiqués sans râler et sans maudire l’inventeur de ce foutu appareil qu’était le téléphone ! De même, sur la route, étonnamment, il resta très calme face aux multiples indélicatesses des automobilistes New-yorkais et aux embouteillages, qui ne cessaient de croître, dans les grandes avenues, à cette heure pourtant bien matinale. Oui. Danny semblait de bonne humeur.

Tout ceci pouvait manifestement s’expliquer par l’excellente soirée qu’il avait passé la veille avec une certaine Lindsay Monroe. En effet, après l’enquête éprouvante de ces deux derniers jours, celle-ci était venue le voir à l’hôpital où il rendait visite à son frère. Là, elle lui avait ouvert son cœur et lui avait prouvé qu’elle tenait à lui autant qu’il pouvait tenir à elle. Après ces doux aveux, le jeune homme avait emmené la demoiselle dans un petit resto italien bien sympathique, le Next Door, dans Greenwich Village.

La lumière tamisée, les plafonds ornés de vieilles poutres en bois et l’espace restreint conféraient à ce petit restaurant une ambiance tout à fait particulière et chaleureuse. Des petites bougies se consumaient au centre des tables voilées de petites nappes rouges tandis que quelques notes de musique s’envolaient au dessus de ceux qui étaient venus apprécier les qualités gastronomiques de l’endroit. Et quoique les spaghettis et les pizzas y fussent délicieux, Danny et Lindsay n’avaient pu finir les plats qu’ils avaient commandés. Il était en face d’elle. Elle était en face de lui. Ils se tenaient et se caressaient la main au dessus de la petite nappe rouge et c’est tout ce qui comptait. Ils avaient rêvé de ce moment privilégié depuis déjà bien longtemps sans jamais oser se l’avouer. Et cette fois, ils pouvaient pleinement profiter de la présence de l’autre. Danny usa, bien sûr, de son humour habituel pour faire rire la jeune femme et, durant cette soirée merveilleuse, leurs regards n’avaient cessé de se croiser se révélant tantôt pétillants de joie, tendres ou passionnés.

A la sortie du restaurant, le jeune expert avait raccompagné Lindsay jusque chez elle. Une fois arrivés, Danny descendit de voiture pour lui ouvrir la portière. Lindsay en fut d’ailleurs bien étonnée et ravie. Elle ne pensait pas que Danny puisse être aussi attentionné. C’est sur le seuil de la porte d’entrée de l’immeuble que prirent fin ces fabuleux moments. Ils se quittèrent alors sur un baiser aussi long que langoureux, se serrant l’un contre l’autre. En effet, la jeune femme n’avait pas souhaité aller plus loin pour l’instant. Elle n’avait pas eu besoin de le dire, Danny l’avait deviné. Il n’insista d’ailleurs pas, connaissant les tourments qui avaient secoué le cœur de celle qu’il aime ces trois dernières semaines. Il lui fallait du temps et il le comprenait. Pour elle, il saurait être patient. Il s’en alla alors non sans lui lancer un dernier regard amoureux et un petit signe de la main.

Et maintenant, il était là, au volant de sa voiture, se dirigeant inexorablement vers les lieux d’un crime pour débuter une journée qui allait, une fois de plus, bouleverser la vie de chacun de nos experts. Mais, ne se doutant de rien, il était heureux et cela faisait un moment qu’il n’avait pas éprouvé cette sensation. Oui, il avait passé une très agréable soirée et il en avait savouré chaque instant. Ça y est. Il arriva enfin. Hawkes et Flack l’attendaient déjà. Il se gara, descendit de son véhicule et se dirigea vers eux, sa mallette à la main. Il avait décidément bien eu raison de profiter de cette soirée…

************************************************************

Harlem, 7 h 00

Le quartier de Harlem dans lequel avaient eu lieu les nouveaux homicides était l’un des plus pauvres de la ville. Il était connu pour être l’un des fiefs de la criminalité de Manhattan : prostitution, trafic d’armes, trafic de drogue et bien d’autres choses encore. Certains des vieux bâtiments qui longeaient la route étaient couverts de Graffitis. Des sans abris étaient couchés sur les trottoirs. Les dealers et les prostitués qui y circulaient d’ordinaire avaient fui l’arrivée de la police. De nombreux badauds se pressaient autour de la scène de crime tandis que d’autres observaient le spectacle depuis leurs fenêtres. Beaucoup parmi ces personnes semblaient ne plus avoir de lueur d’espoir dans les yeux. La précarité et les turpitudes de la vie le leur avaient volé.
Danny passa sous la banderole jaune « Crime Scene – Do not cross », montra son insigne aux policiers qui étaient sur place puis s’approcha de Hawkes et Flack qui l’attendaient sur le bord de la route.

Danny, gaiement et souriant : Salut les gars ! Vous savez que vous m’avez tiré du lit alors que je bossais pas ce matin ? Mais vous avez de la chance, j'vous en veux pas.
Sheldon : Salut Danny. j’suis étonné là, t'es à l'heure, t’as l’air bien réveillé et même de bonne humeur !
Flack, intrigué : C'est vrai ça, ça cache quoi ce sourire béat ?
Danny, souriant : Rien du tout. J'me suis simplement levé du bon pied (s’adressant à Sheldon) Toi par contre t’as pas l’air d’avoir dormi ton compte ! (le narguant, un grand sourire aux lèvres) Elle a l’air d’être sympa … Angie ! (lui faisant une tape dans le dos) En tout cas, félicitation, elle est très canon !
Flack, souriant et intrigué : C’est qui cette Angie ?
Sheldon : Bon, on est ici pour bosser, pas pour débattre de ma vie sentimentale ! Alors on s’y met Messieurs !
Danny : Comme tu veux. J’disais ça comme ça, juste pour parler !
Sheldon , regard en coin vers Danny : Ouais, ouais, c’est ça !
Danny, redevenant sérieux : Alors qu’est-ce qu’on a ?
Flack : Un double homicide par arme à feu.

Les trois hommes se dirigèrent vers les deux victimes qui gisaient sur le trottoir. L’une d’elle était allongée sur le dos tandis que l’autre était face contre terre. Il s’agissait de deux jeunes black qui portaient à peu de choses près les mêmes vêtements : des jeans bleus délavés et amples, des baskets dernier cri, un T-shirt ainsi qu'une veste de sport noire. Un bandana noir recouvrait leurs cheveux et de grosses chaînes en or ornaient leur cou.

Danny et Sheldon enfilèrent leurs gants blancs. Flack, quant à lui, ouvrit son petit carnet pour leur rendre compte des informations qu’il avait pu recueillir avant leur arrivée.

Danny : Quelqu’un a vu quelque chose ?
Flack : Oh Oui, ça c’est sûr, seulement, la moitié des témoins se sont tirés avant qu’on arrive.
Sheldon : Et pour l’autre moitié ?
Flack : Et bien, l’autre moitié dit avoir vu un 4*4 noir avec des vitres teintées noires, arriver à vive allure et s’arrêter à côté des victimes. De là, quatre hommes cagoulés en sont descendus.
Danny, grimaçant : Pas de bol. On pourra pas compter sur des portraits robots. Et après ?
Flack, montrant les victimes : Après, ils ont fait feu sur ces deux types et sont repartis aussi vite !
Sheldon : Et quelqu’un a réussi à lire la plaque ?
Flack : non. Y avait aucune plaque.
Danny : ça m’étonne pas trop. Ça ressemble assez à un règlement de compte.
Sheldon : Faudra qu’on vérifie sur la route, il y a peut-être des traces de pneus.

Danny acquiesça puis les deux experts s’accroupirent chacun à côté d’un des corps et se mirent à examiner méticuleusement les victimes. Sheldon se chargea de celle qui était allongée face contre terre.
.
Sheldon (montrant une arme qu’il venait de trouver sur la victime) : Mais regardez moi ça !
Danny, tournant la tête vers lui : Sympa comme joujou.
Sheldon : Un Berreta 92, Messieurs.
Flack siffla puis ajouta : Mais dis moi t’en fais des belles découvertes ! Et toi Danny, t’as quelque chose du même style ?
Danny (trouvant également une arme) : Ouais, un peu. Ça a l’air d’une arme plus récente, un SIG.

Ils prirent des petits sachets plastiques et ils y mirent les armes avant de continuer leurs investigations. Sheldon retourna lentement le corps dont il s’occupait et fut effaré quand il vit à quel point la victime était jeune.

Sheldon : C’est qu'un gosse ! Il a quel âge 15, 16 ans à tout casser ! Qu’est-ce qu’il faisait avec cette arme sur lui ?
Danny , souriant : T’as remarqué les vêtements qu’ils portent tous les deux ? Pour moi, c’est clair, ils faisaient partie d’un gang.

Danny releva doucement les manches de sa victime et s’aperçut qu’elle avait, sur l'avant bras gauche, un tatouage.

Danny : Qu’est-ce que je disais ! (il y lu l’inscription) Et bien nous avons affaire à des fauves !

Sheldon et Flack le regardèrent avec une certaine incompréhension dans le regard.

Danny : Les Black Panthers. C’est le nom de leur gang !

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:13

Sheldon, relevant également la manche gauche du jeune garçon : Je crois que tu as raison. Il a le même tatouage lui aussi.
Danny (désignant de la main sa victime) : Celui-là doit avoir une vingtaine d’années.
Flack : Je suppose qu’on ne va pas tergiverser pendant des heures pour connaître la cause de la mort cette fois-ci !
Sheldon : Non, là, en effet, ça me parait assez clair, vu qu’ils ont au moins cinq balles chacun dans le corps.
Danny : Les tueurs ont du se servir d’armes automatiques. De toute façon, on fera les tests balistiques au labo pour connaître quelles armes ils ont utilisées.
Sheldon : Je n’ai pas trouvé de papier sur lui et toi ?
Danny : Non, moi non plus. Mais y a sûrement un des deux qui doit être fiché (Continuant de fouiller dans les poches, et sentant soudain qu’il touchait un papier)……. Par contre…. J’ai trouvé un papier plié …enfin ….plutôt chiffonné dans la poche droite de sa veste. (le défroissant délicatement) Il y a quelque chose d’écrit dessus. Ça ressemble à une adresse mais je n’arrive pas bien à la lire. Le papier est tâché de sang et l’encre a l’air de s’y être mélangée.
Sheldon : Une chose de plus pour le labo. J’vais voir sur la route pour les traces de pneus.
Danny : Ok. Moi je vais essayer de retrouver des douilles de balles intactes.

Sheldon et Danny se relevèrent. Sheldon se dirigea vers la route tandis que Danny scruta la façade du magasin qui était à côté d’eux. Celle-ci était couverte d’impacts de balles.

Danny : Vu le nombre d’impacts, ça ne devrait pas être trop difficile. Y en a bien une qui traîne à terre.

Ils s’attelaient chacun à leur tâche quand Danny et Flack remarquèrent une certaine agitation autour du périmètre de sécurité de la zone de crime. Ils s’avancèrent aussitôt pour se rendre compte de ce qu’il se passait. Trois jeunes Black d’une vingtaine d’années tous vêtus de la même façon que les victimes étaient en train de se quereller avec les forces de l’ordre.

Flack : Hey ! Qu’est-ce qui se passe ici ! Vous n’avez pas le droit d’avancer ! C’est une scène de crime !
L’un d’eux, qui semblait être le chef, lança : Hé mec ! Ce sont mes frères qui sont couchés là bas alors tu me dis pas ce que je dois faire ! Ok !
Flack : Ah ce sont tes frères ! Bah alors tu vas peut-être pouvoir nous expliquer ce qui s’est passé ?
Homme : Hé ! Tu m’as bien regardé. J’parle pas aux queufs.
Danny, s’avançant, sur un ton piquant : Tu vois, j’crois que ce serait bien si t’étais un peu plus coopératif avec nous parce que tout ça (désignant les victimes), ça sent pas très bon pour toi et ta bande de ptits copains. Qu’est-ce que c’est ? Une nouvelle petite guéguerre entre gangs rivaux ?
Homme : T’es qui toi pour me parler comme ça ?
Danny : Lieutenant Messer, police scientifique. Tu sais ce qu’on a retrouvé sur tes deux potes ? De jolis petits jouets, genre qui tirent des balles, tu vois ! Tu te promènerais pas avec un de ces joujoux sur toi j’espère !
Homme, écartant ses mains : Vas y ! Fouille mec ! J’ai rien à cacher ! Mais comme tu dis, ce sont mes potes et j’voudrais savoir ce qui leur est arrivé.
Flack : (montrant la scène de crime) C’est pas assez clair ce qui leur est arrivé ? Ils se sont fait descendre. (S’adressant à la bande). Mais vous n'auriez pas, par hasard, une vague idée de qui aurait pu faire ça ? (devant le silence des jeunes qui restèrent de marbre)… Vous pouvez peut-être au moins nous donner le nom de ces deux là !
Homme : Le ptit c’est Mike et l’autre c’est Marty
Flack : Mike et Marty comment ?
Homme : Carlson. Ils étaient frères.
Flack, un peu moqueur : Et ton ptit nom à toi c’est …. ?
Homme, se moquant à son tour : J’crois que j’suis dans vot' bottin, .
Flack , souriant : Ah tu veux dire que t’es fiché. Tu crois pas que ça irait plus vite si tu me le disais direct ?
Homme : Démerdez-vous. C’est vot’ boulot non ?
Danny : Et c’est qui le gang rival dans le coin ?
Homme : On n’a plus rien à vous dire. A part peut-être que ceux qui ont fait ça vont le regretter. Personne touche à un de nos membres. Ils ont bafoué l’honneur du gang.
Danny, exaspéré : Tu veux les venger, c’est bien ça ?Je te le déconseille. Parce que vous allez forcément nous trouver sur votre chemin !

L’homme toisa Danny du regard. Il fit signe à ses compères qu’il était temps de partir quand Danny les interpella.

Danny, exaspéré : Hey ! Tu veux que je te dise. T’es en train de nous sous entendre là que tu vas les venger.... mais est-ce que tu t’es demandé si t’avais pas ta part de responsabilité dans tout ça !
Homme, se retournant vers Danny : Fais gaffe à ce que tu dis mec !

Don commençait à regarder Danny, qui s’emportait, d’un œil inquiet et désaprobateur.

Danny, en colère : Tu vois ces mômes ! Ce ne sont plus que des corps inertes et sans vie et c'est comme ça que vous finirez. Tu crois vraiment que c'est ce dont ils rêvaient ! Ils auraient sûrement préféré terminer autrement ! Mais ils ont eu le malheur de te croiser. Ils t’ont suivi les yeux fermés parce que tu leur as promis monts et merveilles. Et maintenant…. qui va aller annoncer à leurs parents qu’ils n’ont plus de fils ? Toi peut-être ? Bien sûr que non. T’es trop lâche pour ça !
(L’Homme commençait à regarder Danny d’un air menaçant)
Danny : Tu vois les parents de ces gamins, j’suis sûr qu’ils se contrefoutent de l’honneur de ton gang !
Homme , sur un ton menaçant : J’crois sincèrement que tu devrais la fermer !
Danny , sèchement: J’ai fini.
Homme, regardant Danny de Haut en bas : Allez les mecs, on s'casse. Ça put le flic par ici.
Flack : Un dernier petit conseil : restez tranquilles ! (à Danny alors que les trois membres du gang s’éloignaient) Mais qu’est-ce qui t’as pris, bordel Danny ! Ils ne sont plus là de coopérer maintenant !
Danny : Ils n’auraient jamais coopéré de toute façon. (agacé) Non mais t’as vu à quel point ils étaient touché par la mort de leur soit disant « potes » !
Flack : J’crois que tu devrais te re-concentrer sur l’affaire.
Danny (soupirant) : J’fini avec les douilles et je demande qu’on nous emballe les corps.
Flack : Ok.

Pendant tout ce temps, Sheldon était allé examiner la route pour essayer de repérer des traces de freinage récentes. Il en trouva finalement une dont il prit des clichés.

Sheldon (à Flack) : De là où j’étais, ça avait l’air assez mouvementé. C'était qui ces types ?
Flack : C’était les autres membres du gang. Et toi t’as trouvé quelque chose ?
Sheldon : Oui. On n’a pas de plaque, mais au moins on saura avec quelle sorte de pneus ils roulent. Et puis regarde, j'ai trouvé des traces de peintures noires sur le poteau métallique là-bas (montrant le poteau) Avec un peu de chance, c'est notre 4*4 noir qui l'a heurté !
Flack : Génial ! Danny a demandé qu’on emmène les corps à la morgue. Moi j’vais aller interroger le voisinage voir si je peux récolter quelques infos sur les bandes rivales du coin et qui sait peut-être en savoir un peu plus les Blacks Panthers.
Sheldon : Ok. On ne va pas tarder à partir pour le labo.

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:13

Chapitre 2



Appartement de Lindsay.


7 h 15. Lindsay fut réveillée par la sonnerie de son téléphone portable. Quand elle ouvrit les yeux, un petit sourire vint poindre sur le coin de ses lèvres. En effet, ses premières pensées s’envolèrent aussitôt vers un certain Danny Messer. Quelle soirée merveilleuse ils avaient passée ensemble la veille ! Elle soupira et se leva. Danny avait été tellement lui-même et quelqu’un d’autre à la fois. Il l’avait taquinée et parfois même agacée gentiment, comme à son habitude, mais il s’était montré également compréhensif, tendre et attentionné. Elle l’avait toujours soupçonné mais elle ne s’en était jamais autant rendu compte que ce soir-là. Elle rêva un instant à ce doux regard bleu azur qui lui avait transpercé le cœur. Elle soupira à nouveau. Alors oui, c’est vrai, le travail l’appelait, mais cela ne la dérangeait pas étant donné qu’elle espérait bien croiser le jeune homme au laboratoire. Elle se prépara donc assez rapidement, se regarda dans la glace une dernière fois avant de partir puis claqua la porte de son appartement pour se rendre sur les lieux d’un nouvel homicide.


East village 8 h 00

Lindsay rejoignit Stella et Mac dans le quartier de East village. Elle pénétra alors dans une grande demeure. En entrant, elle fut surprise par l’immense Hall duquel partait un grand escalier paré d’un tapis rouge. Un vase était cassé sur le sol. Des tableaux de peintres célèbres recouvraient les murs d’un blanc éclatant et les plafonds étaient ornés de moulures artistiques. A droite et à gauche du hall, deux grandes portes blanches en bois étaient ouvertes. Lindsay emprunta celles de gauche pour rejoindre Stella. Elle se retrouva alors dans un petit salon. Une cheminée en marbre tapissait le mur du fond de la pièce tandis que sur celui d’en face était accrochée une immense télévision 16/9ème écran plat. Sur la cheminée étaient posées de petites sculptures blanches représentant des femmes et des hommes dénudés. Au milieu de la pièce, trônait un immense canapé de cuir beige devant lequel se trouvait une table basse dont le dessus était en verre. A côté de celle-ci, sur le sol, on pouvait remarquer la présence d’un téléphone.

Lindsay, avec un large sourire : Bonjour Stella.
Stella : Bonjour Lindsay. (Remarquant sa bonne humeur) On dirait bien que tu as finalement réussi à te faire pardonner.
Lindsay arborant un petit sourire gêné : C’est un peu ça, oui.
Stella , lui souriant : Je suis contente pour vous deux.
Lindsay : Sinon, où est la victime ?
Stella : Par ici.

Stella emmena Lindsay de l’autre côté du canapé. La victime était un homme d’une quarantaine d’années. Il portait un pantalon gris classique et une chemise blanche. Il était allongé face contre terre la main droite tendue en direction du téléphone.

Stella : M. Rippert, un grand promoteur immobilier.
Lindsay : On comprend mieux le luxe de cette maison (puis ayant observé la position du corps) Il a du vouloir appeler les secours ou la police !
Stella : Oui, mais il n’en a pas eu le temps. Aucun appel n’a été enregistré au central des secours. Bon, occupons nous du corps. Mac s’occupe du premier étage.
Lindsay : Il y a une autre victime ?
Stella : Non mais tu as sûrement remarqué en entrant le vase cassé dans le hall près de l'escalier. (Lindsay hocha la tête positivement) Et bien, on a pensé que la lutte avait peut-être commencè là haut.

Les deux femmes s’accroupirent alors à côté du corps.

Stella (scrutant le corps) : Regarde, on voit nettement qu’il a reçu un coup derrière la tête.

Lindsay se leva pour se saisir de l’appareil photo et prendre des clichés.

Lindsay : Et il a d’ailleurs beaucoup saigné. Peut-être le coup fatal.
Stella : Peut-être. Mais avec quoi l’a-t-on frappé ? Aide-moi. Retournons-le. (Elles retournèrent alors le corps) Il a du batailler dur avec son agresseur.
Lindsay : Oui, il a reçu des coups au visage.(Elle reprit aussitôt à nouveau quelques clichés)
Stella, montrant la zone avec sa main : Il a des marques de strangulation dans le cou aussi. On dirait que ça a été fait avec une sorte de petite corde. (elle s’empara alors de sa lampe torche pour regarder les yeux de la victime) Il a des pétéchies dans les yeux.
Lindsay : Donc, ça pourrait être également la cause de la mort.
Stella : Oui. L’autopsie nous le dira.
Lindsay : Il faudra qu’on passe au peigne fin ses vêtements. Sait-on jamais, peut-être que le meurtrier a été négligeant.

Lindsay se leva à nouveau et porta toute son attention sur la cheminée.

Lindsay : En tout cas, très jolie cheminée. (Puis elle fronça les sourcils ayant remarqué quelque chose d’étrange) Dis-moi Stella, il n’y a rien qui te semble curieux sur cette cheminée.
Stella, regardant à son tour attentivement la cheminée : Tu as raison. Il y a trois sculptures d’un côté et deux de l’autre.
Lindsay : Oui, Comme s'il en manquait une.
Stella : Peut-être notre arme du crime !
Lindsay : Mais le tueur a probablement du l’emporter et s’en débarrasser.
Stella : Peut-être en effet. Tu te charges de relever les empreintes dans la pièce. Je vais voir où en est Mac au premier.
Lindsay : Ok.

Stella alla rejoindre Mac au premier étage. Celui-ci se trouvait dans la chambre de la victime. Il était entrain de scruter les draps du lit avec l’ALS.

Stella : Salut Mac ! Tu as du nouveau de ton côté ?
Mac : Oui. La lutte a effectivement bien commencé au premier.
Stella : Dans la chambre ???
Mac : Non, dans le bureau de M. Rippert. Il y a de nombreux objet à terre et aussi une chaise renversée.
Stella : Cela pourrait donc peut-être avoir un rapport avec les affaires qu’il menait en ce moment.
Mac : En effet c’est possible. D’autant plus qu’il n’y a pas de trace d’effraction. M. Ripper devait connaître son assassin. Il l’a laissé entrer. Il faudra que nous menions notre petite enquête au siège de sa société. Qu'on obtienne la liste de ses parteneires et des ses clients. Sinon, ce n’est pas tout. Sur un coupe-papier, j’ai trouvé un peu de sang.
Stella : ça pourrait tout aussi bien être le sang de M. Ripper. Ça arrive de se couper avec ce genre de chose.
Mac, tout en poursuivant son investigation : Les analyses nous le diront….On dirait que M. et Mme Rippert ne s’ennuyaient pas. Je vais faire des prélèvements. Qu’avez-vous trouvé en bas ?
Stella : Et bien M. Rippert a été soit étranglé soit mortellement frappé à la tête. Lindsay a remarqué qu’il manquait une sculpture sur la cheminée.
Mac : Il a peut-être été frappé avec.

Stella acquiesça.

Mac : Tu as contacté sa femme ?
Stella : Oui, en fait c'est Kaile qui s'en est chargée. Elle ne devrait pas tarder. C’est bizarre qu’elle ne se trouve pas chez elle si tôt le matin ?
Mac : On pourra en effet lui poser la question ! Bon, et bien, j’en ai fini avec la chambre. Allons rejoindre Lindsay.

Les deux scientifiques descendirent alors les escaliers.

Stella, observant Mac avec tendresse et souriant : Dis moi Mac. On n’a pas reparlé de la soirée d’hier et je voulais te remercier encore pour les très bons moments que nous avons passé. Ce ptit resto était vraiment sympa.
Mac, souriant : Oui. Moi aussi je suis content de cette soirée.
Stella, enthousiaste : Et puis maintenant que je sais que tu joues dans un club de jazz. Je demande à entendre !
Mac : Tu sais, je ne joue rien d’extraordinaire.
Stella, lui souriant : Ne sois pas si modeste Mac. Je suis sûre que tu es un excellent musicien et j’ai vraiment envie de te voir sur scène.… on prend donc rendez-vous pour une prochaine sortie si tu es d’accord ?
Mac : J’en serais ravi.
Stella : A la fin de cette enquête !
Mac : D’accord. J’vais commencer à accorder ma guitare alors.

Cette remarque fit rire Stella, quand soudain, le téléphone de Mac sonna. Il répondit aussitôt.

Mac : Taylor.…..Quoi ?......(soupir) C’est ce que je craignais……Faites les patienter, ne vous inquiétez pas Adam j’arrive immédiatement.

Stella : Un problème ?
Mac : Oui, et pas des moindres. Je dois retourner tout de suite au labo. Continuez l’enquête sans moi, toi et Lindsay.

Mac commença à se précipiter vers la sortie.

Stella, tenta de le suivre, inquiète : Mac ! Mais qu’est-ce qui se passe ?
Mac : Je t’expliquerai tout ça tout à l’heure! Promis ! Mais là il faut que j’y aille !

Et Mac quitta la demeure de la victime pour se presser vers sa voiture. Il se mit au volant et démarra le plus vite qu’il put.

************************************************************

Au laboratoire 10 h 30

Danny et Sheldon revenaient de Harlem pour analyser tous les éléments qu’ils avaient pu récolter sur les lieux du crime. Une fois passés les portes de l’ascenseur, ils se dirigèrent vers une des salles du laboratoire et passèrent devant le bureau de Mac, quand soudain celui-ci en sortit pour interpeller Danny.

Mac : Danny ! Pourrais-je vous voir un moment s’il vous plait !

Celui-ci s’arrêta et se retourna. Mac semblait assez soucieux et cela n’échappa pas à Danny qui commençait également à se faire du souci.

Danny (à Sheldon) : Je ne sais pas pourquoi, j’ai comme un mauvais pressentiment là.
Sheldon : T’aurais pas dû t’énerver tout à l’heure. Mac a des oreilles partout.

Danny souffla et entra dans le bureau. Mac s’assit tandis que Danny resta debout.

Danny : Mac, si c’est pour tout à l’heure, j'vais vous expliquer…
Mac : Comment ça pour tout à l’heure ???
Danny : Euh… bien, non, en fait rien. Vous vouliez me voir pour quoi alors ?
Mac : Asseyez vous Danny.
Danny souffla puis lança tout en s'asseyant : Oula , ça ne présage jamais rien de bon quand on vous demande de vous asseoir !
Mac ; En effet, je n’ai rien de bon à vous annoncer.
Danny : Arrêtez ce suspens Mac. Qu’est-ce qui se passe ?
Mac soupira puis se décida à parler : Danny, une enquête interne a été ouverte sur vous.
Danny, stupéfait : Quoi ? Mais sous quel prétexte ?
Mac : D'après Hilborne, vous accumulez les fautes professionnelles et vous n'êtes pas fiable ! Bref, il doute de votre honnêté. Je viens de l’apprendre il y trois quart d’heure. C’est Adam qui m’a prévenu que Hilborne était dans nos locaux avec son équipe et avec des papiers officiels. Quand je suis arrivé, je n’ai pu que constater que tout était bien en règle. Je n’ai pas eu d’autre choix que de les laisser s'installer dans un de nos bureaux.
Danny : Mais Mac, c'est n'importe quoi !
Mac : Je sais Danny.

Le jeune expert ferma les yeux, baissa la tête et se passa les mains sur le visage. Puis il se redressa, soupira et regarda Mac. Son regard criait son angoisse.

Danny, abattu par la nouvelle : Et qu’est-ce qui va se passer ? Je suis mis à pied ?
Mac : Non, c’est une enquête et aucune charge sérieuse ne pèse contre vous pour l’instant…mais Danny…. il va falloir jouer franc jeu avec moi..... Hilborne a –t-il des chances de trouver quoique soit de compromettant s’il fouille votre passé ?
Danny : Mac, je vous l’ai déjà dit ! Je vous jure que je n’ai jamais rien fait qui soit répréhensible devant la loi. Croyez-moi ! Bien sûr comme tous les gamins, j’ai chippé des bonbons et des cartes de base ball dans les magasins, mais, de toute façon, il y a prescription, ça fait plus de vingt ans !
Mac : Danny, ne plaisantez pas, c’est sérieux. Vous pouvez perdre votre emploi.
Danny : Je sais. J’en ai conscience. …..Alors comment va se dérouler cette enquête ?
Mac : J’ai du leur fournir tous les rapports d’enquêtes sur lesquelles vous avez travaillé depuis que vous êtes chez nous. Ils vont tout éplucher dans le moindre détail. Etant donné vos liens étroits avec des gangs autrefois, ils enquêteront aussi de ce côté-là. Ils interrogeront vos collègues un par un et moi-même pour que nous leur parlions de votre travail, de votre attitude. Ils vont aussi vérifier la liste de vos appels téléphoniques, vos habitudes et puis bien sûr ensuite ils demanderont à vous parler…

Au fur et à mesure de l’énumération que lui faisait son supérieur le jeune homme semblait être de plus en plus nerveux et inquiet.

Mac : … Et quand ce sera le cas, coopérez en répondant le plus concisément possible aux questions qui vous seront posées. Et surtout Danny, ...essayez de garder votre calme. Sinon, cela jouerait en votre défaveur.

Danny soupira à nouveau et acquiesça en silence.

Mac : Alors maintenant dites moi ce qui s’est "encore" passé ce matin afin que je ne l’apprenne pas par Hilborne !

Danny : Notre affaire avec Sheldon…. Ça concerne un règlement de compte entre gangs rivaux et ... les membres du gang auquel appartenaient les deux victimes sont arrivés et ont commencé à faire du grabuge. Alors …disons que……je me suis un peu accroché avec le meneur.
Mac, mécontent : Danny, il faut apprendre à vous maîtriser ! Comment voulez vous que je vous aide s’il faut sans cesse que je rattrape vos erreurs ! Ne vous faites pas d’illusion, c’est encore une chose qu'Hilborne saura !
Danny, baissant la tête loin d’être fier de lui et n’osant pas le regarder dans les yeux : Je sais Mac. Je suis désolé.
Mac : Alors maintenant, je vous conseille de ne plus faire aucun écart !

Quand soudain Mac leva les yeux vers la porte. Hilborne frappa puis entra.

Hiborne : Lieutenant Messer.

Danny qui était dos à la porte reconnu immédiatement cette voix. On pouvait lire de la colère dans ses yeux mais il regarda Mac et essaya de se calmer. Il se leva et se retoura.

Danny : Chef Hilborne.
Hilborne : Il faudra que l’on parle vous et moi mais avant je vais commencer à éplucher votre dossier. Il est très...instructif.
Danny, regardant Hiborne dans les yeux et très calmement il dit : Vous pouvez passé au crible mon passé, ma vie, les affaires que j’ai résolues ! C’est pas un problème. Vous ne trouverez rien. Parce qu’il n’y a rien à trouver.
Hilborne : C’est ce qu’on verra Messer.
Danny : Mac, je vais rejoindre Hawkes au labo.
Mac : Ok Danny.

Danny quitta alors la pièce.

Mac : Qu’est-ce que vous voulez encore ?
Hilborne : Il me manque quelques papiers sur l’affaire « Tanglewood » !
Mac : Je vais voir ça.
Hilborne : Très bien. (se dirigeant vers la porte et se retournant ) Oh et puis au fait je vous communiquerais dans une heure la liste des personnes que je désirerais interroger. Merci de les rendre disponibles à un moment ou à un autre.
Mac : Pas de problème. J'essaierais.
Hiborne, avec un faux sourire : Merci de votre coopération.

Puis il sortit et Mac s’adossa complètement sur le dossier de son fauteuil, le regard soucieux et haineux vis-à-vis de cet homme qui s’obstinait à s’acharner sur un des membres de son équipe.

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:14

Chapitre 3


Chez M. Rippert

Après le départ de Mac, Stella, soucieuse, retourna voir Lindsay qui était en train de relever méticuleusement les empreintes dans le petit salon.

Lindsay (voyant Stella entrer) : Alors qu’est-ce que ça donne au premier ?

Stella, songeuse, ne répondit pas à la question de Lindsay.

Lindsay : Stella ?
Stella, sortant soudain de ses pensées : Excuse-moi Lindsay. Tu disais ?
Lindsay, intriguée : Quelque chose ne va pas ?
Stella : Mac a dû partir précipitamment au labo. Adam l’a appelé.
Lindsay : Pour quelle raison ?
Stella : Je ne sais pas et je me demande ce qui se passe. Ça n’avait pas l’air d’être une bonne nouvelle…... Enfin sinon, tu as terminé ?
Lindsay : Oui presque. Et au premier, qu’est-ce que ça a donné ?
Stella : La lutte a apparemment bien commencé à l'étage, comme on le pensait, dans le bureau de M. Rippert plus précisément, puis elle a dû se poursuivre dans les escaliers pour se terminer dans ce salon où il a été tué.

C’est alors qu’apparut le détective Kaile Maka.

Kaile : Salut les filles ! Alors vous avez avancé ?
Lindsay : Oui, on a presque fini.
Stella : Et de ton côté, quoi de neuf pour le voisin qui a découvert le corps ?
Kaile : En fait, M. Stevens, le voisin, est un ami du couple Ripperts et il avait l’habitude de faire un footing matinal avec M. Rippert avant que l’un et l’autre ne partent travailler. Donc, ce matin comme tous les matins, il partait faire son footing.
Lindsay : Il venait donc chercher M. Rippert ?
Kaile : Non, justement. Il n’a fait que passer devant la maison car il affirme que M. Rippert avait une importante réunion en Floride et qu’il aurait dû être parti depuis hier après-midi.
Stella : Un mari censé être parti en voyage d’affaire mais qui est toujours là, sa femme plutôt censée être chez elle à une heure si matinale qui est absente. C’est étrange tout ça.
Kaile : Oui, ça sent l'adultère !
Stella : Et donc comment a-t-il découvert le corps au juste ?
Kaile : Et bien, il m’a expliqué que M. Rippert était très à cheval sur la sécurité, alors, quand il a vu que la porte principale était toute grande ouverte à 6 h 30, cela a piqué sa curiosité. Il s’est donc approché de la porte, a essayé d’appeler ses amis mais comme il n’y avait aucune réponse, il s’est avancé un peu. Et c’est quand il a aperçu le vase brisé au sol qu’il s’est vraiment inquiété et qu'il est entré. En effet, d'après ses dires, M. Rippert y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Il m'a expliqué que ce vase du XVIIème siècle ne coûtait pas moins de 15.000 Dollars !
Stella : Et bien je comprends pourquoi il y tenait tant !
Lindsay : J’comprends aussi pourquoi il était à cheval sur la sécurité. Cette maison est un véritable musée ! A-t-il touché à quelque chose ou au corps ?
Kaile : Il dit que non.
Stella : Et bien nous verrons bien si les témoignages et les preuves viennent confirmer sa version.
Kaile : Mme Rippert ne devrait plus tarder.
Lindsay : Comment as-tu su où la joindre ?
Kaile : M. Stevens avait son numéro de portable.

Kaile venait à peine de prononcer ces mots qu’un agent vint les avertir que Madame Rippert était arrivée. Tandis que Lindsay allait demander qu’on emballe le corps, Stella et Kaile partirent à la rencontre de l’épouse de la victime. Celle-ci semblait calme et peu peinée par ce qu’elle venait d’apprendre. Mme Rippert était une magnifique jeune femme brune aux yeux verts, habillée très fashion. Elle n'avait pas plus d'une trentaine d'années. Un policier la conduisit vers les deux détectives qui étaient dans le hall.

Kaile : Bonjour Madame. lieutenants Maka et Bonasera. Nous vous présentons toutes nos condoléances pour votre mari.
Mme Rippert , un peu sèchement : Oui. Merci. Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
Stella : C’est ce que nous essayons de comprendre et pour cela nous allons devoir vous poser quelques questions.
Mme Rippert : Quel genre de questions ?
Kaile : Et bien pour commencer, M. Stevens nous a appris que votre mari était censé être en Floride aujourd’hui pour un voyage d’affaire. Est-ce exact ?
Mme Rippert : Oui, c’est juste. D’ailleurs je n’arrive pas à comprendre ce qu’il faisait ici ! Je l’ai conduit moi-même à l’aéroport hier en fin d’après-midi !
Stella : De toute évidence, pour une raison que nous ignorons encore, votre mari a rebroussé chemin. Et… pouvez-vous nous expliquer d’où vous arrivez à cette heure. Désolée mais je vais être assez directe. Auriez-vous un amant Mme Rippert ?
Mme Rippert : NON, bien sûr que non….mais... je ne vous cacherai pas qu’en ce moment notre couple battait sérieusement de l’aile. On se disputait beaucoup ces temps-ci.
Stella : Pour quelle raison ?
Mme Rippert : John était de plus en plus souvent absent et il aurait voulu que je reste seule à me morfondre ici. Moi j'aime bouger. Sa jalousie m'exaspérait ! Sinon, avant que vous ne posiez la question, je ne l’ai pas tué si c’est là que vous voulez en venir.
Kaile : Nous verrons bien. Qu’avez-vous donc fait cette nuit ?
Mme Rippert : Et bien, en fait, mon mari étant très souvent absent pour ses affaires, moi et quelques amies, abandonnées aussi par leur conjoint, ou célibataires, avons pris l'habitude de profiter des occasions qui nous étaient offertes pour sortir dans les clubs. L'ambiance y est géniale. Ici, toutes les vieilleries accrochées aux murs me dépriment. Vous savez, je me suis mariée très jeune alors je rattrape le temps perdu.
Kaile : Pourquoi ne pas être rentrée chez vous après votre petite fête ?
Mme Rippert : Comme j’ai pas mal bu hier soir, je suis restée dormir chez l’une de mes amies.
Stella : Quelle amie ?
Mme Rippert : Vous n’allez pas lui causer d’ennuis j’espère !
Stella , sèchement : Ne vous inquiétez pas. Son nom !
Mme Rippert : Brittany Moore.
Stella : Dans quel club êtes vous allées ?
Mme Rippert, soupira : « Le Paradise », sur Madison avenue.
Stella, incrédule : Et vous allez me faire croire que vous êtes toutes rentrées sans compagnie masculine ?
Mme Rippert : Effectivement. Oh, je ne vous dis pas qu'on ne s'est pas rincé l'oeil ni même que je n'ai pas un peu aguichée certains mais, nous n'allons là-bas que pour nous amuser, danser et rien de plus.
Stella : Et ces petites soirées se déroulent-elles souvent ?
Mme Rippert : Oh, ça doit bien faire la quatrième fois que nous sortons ainsi.

Madame Rippert s’aperçut alors qu’on emportait le corps de son défunt mari recouvert. Elle soupira mais aucune larme ne coula sur ses joues.

Mme Rippert, froidement : Tous ces policiers vont occuper encore pendant combien de temps ma maison ?
Stella, stupéfaite par la froideur de la jeune femme : Ils resteront ici le temps qu’il faudra !
Mme Rippert : Très bien, dans ce cas, je peux y aller ?
Stella : Encore une question. Combien de statuettes sont exposées sur la cheminée de votre salon d'ordinaire ?
Mme Rippert : Six. Et chacune d'elle coûte la bagatelle de 1000 $. (regardant son mari) Quelle gachis ! Je peux y aller maintenant ?
Kaile : Et bien oui. Nous allons bien sûr vérifier tout ce que vous nous avez dit et si nous en avons besoin, nous vous re-contacterons.
Mme Rippert : Mais allez y, vérifiez, vérifiez ! En tout cas, moi, je vous laisse.

Mme Rippert quitta alors la demeure. Elle se dirigea vers son magnifique coupé sport noir. Kaile et Stella, restées sur le seuil de la porte, la regardèrent partir.

Kaile : Ce n'est pas la peine qui l'étouffe.
Stella : Et je serais assez tentée de dire qu’elle ne nous dit pas toute la vérité.
Kaile : Toi aussi, tu as eu cette impression ? On aura sûrement besoin de la re-convoquer.
Stella : Oui. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à trouver ce qui s'est passé. Moi et Lindsay, on retourne au labo voir ce qu’on peut tirer des indices puis on passera examiner le bureau de M. Rippert au siège de sa société.
Kaile : Moi je vais tâcher d’enquêter sur ses employés, ses partenaires et ses clients et je vais aussi m'occuper de vérifier s'il n'y aurait pas une assurance vie cachée dans un tiroir !
Stella , souriant : Ok. On se retrouve plus tard.

Kaile sortit à son tour de la maison tandis que Lindsay vint rejoindre Stella.

Lindsay : ça y est, j’ai fini ! (montrant un petit objet noir de la taille d’un petit pois) J’ai encore trouvé ça à terre. J’ai bien failli marcher dessus.
Stella, fronçant les sourcils et observant l’objet : Qu’est-ce que c’est ?
Lindsay : Je n’en ai aucune idée mais on dirait que c’est une pièce électronique. Je ferai des recherches au labo. Et avec Mme. Rippert, ça s’est bien passé ?
Stella : Oui, si on veut. Elle n’a en tout cas rien d’une veuve éplorée. Allez ! Ne tardons plus, retournons au labo.

************************************************************

Au laboratoire

Sheldon se trouvait depuis peu de temps dans une des salles du laboratoire. Il avait enfilé une blouse blanche et s’apprêtait à relier son appareil photo à l’ordinateur quand Adam fit son entrée dans la pièce. Sheldon le remarqua aussitôt.

Sheldon : Tiens, Adam ! (un sourire malicieux au coin des lèvres) Je voulais te voir justement. Dis moi, je peux savoir exactement ce que tu es allé raconter à Danny sur ma vie privée ??
Adam, grimaçant : …Oh. T’es au courant.
Sheldon : Tu connais Danny ! Il s’est vite empressé de venir m’en parler.
Adam : J’te jure, ….c’était pas volontaire, ça m’a échappé dans une conversation tout ce qu’il y a de plus banale à vrai dire ! Je lui demandais simplement s’il avait bien profité de ses quinze jours de repos forcé et on en est arrivé à parler des week-ends et des vacances. …J’suis vraiment désolé.
Sheldon : Ok. ça va. J’te pardonne. De toute façon, Lindsay et lui ont fait la connaissance d’Angie hier.
Adam : Tant mieux. Comme ça ils ne viendront plus tous les deux me harceler pour assouvir leur curiosité.
Sheldon : Comment ça « tous les deux » ? Tu veux dire que tu l’avais aussi raconté à Lindsay ? ça t’avais encore échappé, c’est ça ?
Adam , s'apercevant qu'il avait encore fait une gaffe : Non, non, non, Lindsay, elle, est venue me voir hier après-midi. Elle était déjà au courant pour le week-end.
Sheldon : Juste par curiosité, j’peux savoir ce qu’elle voulait vu qu’ elle était déjà au courant ?
Adam, hésitant : Euh… juste connaître son prénom.... (grimaçant) Elle m’a regardé avec des ptits yeux de chien battu et elle m'a offert un café. J’ai pas pu résister.
Sheldon , souriant : T'es vraiment corruptible ! (regardant dans le vide en souriant) Décidément ils font la paire ces deux là !
Adam : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Sheldon : Non, non rien. Moi, je sais être discret.
Adam : Au fait, en parlant plus sérieusement, tu es au courant de ce qui se passe dans le labo ?
Sheldon : Non, mais vu ta tête, ça n’a pas l’air d’être une bonne nouvelle. Alors, qu’est-ce qui se passe ?
Adam : Et bien, tout à l’heure, j’ai dû prévenir Mac en catastrophe parce que les mecs des affaires internes se sont pointés ici.
Sheldon : Les affaires internes ? Mais qu’est-ce qu’ils veulent ?
Adam : Tout ce que j’ai réussi à savoir c’est qu’il démarre une enquête sur quelqu’un de notre service.

Soudain, Sheldon se rappela qu’en arrivant au laboratoire, Mac avait voulu parler à Danny en urgence et qu’il avait l’air grave. Il soupira alors tout en espérant que ses soupçons ne se vérifieraient pas. Malheureusement, il en eut confirmation quelques secondes plus tard quand il vit Danny franchir la porte le regard rempli d’inquiétude. Danny s’affala en soupirant sur la première chaise qu’il eut sous la main.

Sheldon : ça n’a pas l’air d’aller Danny. Que t’as dit Mac ?
Danny souffla puis dit : De toute façon, vous n’allez pas tarder à le savoir, comme tout le reste du labo, alors autant que je vous le dise…..Une enquête interne a été ouverte sur moi.
Sheldon, abattu et révolté : C’est complètement dingue cette histoire ! Et sous quel prétexte ?
Danny : D’après Hilborne, il semblerait que je ne sois pas fiable !
Sheldon : C’est vrai que tu déconnes un peu parfois mais de là à dire que tu n’as pas ta place parmi nous, c’est vraiment n’importe quoi !
Adam, abasourdi par la nouvelle : Mince alors ! J’suis vraiment désolé Danny. Je ne pensais pas que c’était toi ! Je comprends pas non plus.
Danny , souriant : Merci les gars. De toute façon, ne faites pas une croix trop vite sur moi, je compte bien rester vous ennuyer encore un peu ! Et puis, on a une affaire à résoudre.
Sheldon : Très juste.

Adam prit un produit dont il avait besoin puis en quittant la pièce : Bon, et bien, je vous laisse. A plus tard.

Sheldon et Danny levèrent leur main en guise de salut.

Sheldon : J’allais commencer à analyser les clichés qu’on a pris sur les lieux dont ceux des traces de pneus. Tu te charges de l’adresse sur le bout de papier ?
Danny : Ok. Pas de problème.
Sheldon : Et... t'en fais pas Danny, je suis sûr que ça ira.

Danny lui répondit par un sourire puis tous les deux s’attelèrent à leur tâche respective. Sheldon brancha l’appareil photo sur l’ordinateur. Les photos se transférèrent directement et s’affichèrent à l’écran. Il sélectionna celles des traces de pneus et lança une recherche comparative avec le fichier répertoriant toutes les sortes de pneus connues. Danny quant à lui commença par enfiler une blouse, des gants puis sortit délicatement de l’enveloppe plastique le petit bout de papier froissé. Il le mit à plat sur la table et l'aspergea d'un produit chimique, une sorte de révélateur. Il passa ensuite le papier sous un laser, en prit une photo qu’il transféra aussitôt sur l’ordinateur. Une adresse apparut alors sous l'encre et le sang mélangés.

Danny : Bingo ! J’ai une adresse ! 219 Boulevard Martin Luther King Jr à Harlem !
Sheldon : Et bien, de mon côté, j’ai trouvé que les traces laissées sur la route ont été faites par des pneus Continental xp 2000. Sinon, qu’est-ce qu’il y a à l' adresse que tu as trouvée ?
Danny : Un club plutôt chic : le « club 44»
Sheldon : ça te dirait qu’on aille y faire un petit tour,
Danny : J’suis partant !

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:14

Vers 11 h 15, Lindsay et Stella pénétrèrent dans les locaux du laboratoire. Elles y croisèrent quasiment immédiatement Mac qui se dirigeait vers l’ascenseur, un dossier à la main.

Mac : Alors ça s’est bien passé au domicile de M. Rippert. Vous avez pu interroger son épouse ?
Stella : Oui et Kaile est partie enquêter de son côté. Nous, on a fait emmener le corps à la morgue….mais Mac….
Mac : Je sais. Vous voulez savoir les raisons de mon départ précipité tout à l’heure.

Mac soupira et baissa la tête avant de la relever.

Lindsay : C’est si grave que ça ?
Mac : Hilborne…. Hilborne a réussi à faire ouvrir une enquête interne sur Danny.
Lindsay, stupéfaite : Quoi ? Mais pourquoi ?
Mac : Il a été très convainquant. Le cumul des erreurs de Danny fait que le procureur a souhaité une enquête plus approfondie à son sujet afin de déterminer s’il avait toujours sa place dans la police.

Lindsay sembla désarmée face à cette nouvelle.

Stella : Mais Mac, c’est insensé ! Danny fait très bien son boulot.
Mac : Je sais mais, en tous les cas, sachez que Hilborne va vouloir tous vous interroger. Je vous conseille donc de répondre aux questions posées en toute franchise. Son but sera de vous déstabiliser alors préparez vous y et ne vous laissez pas impressionner.
Lindsay soupira : Entendu. Où est Danny ?
Mac : Il doit être dans la salle du fond avec Sheldon. Bon, je dois vous laisser, ces messieurs attendent ce dossier.(levant le dossier) Tenez-moi au courant de l’évolution de l’enquête sur M. Rippert.
Stella : Sans soucis Mac. A tout à l’heure.

Sur ces paroles, Mac laissa les jeunes femmes qui se dirigèrent vers la salle du fond. C’est alors qu’elles tombèrent nez à nez avec Danny et Sheldon qui, justement, en sortaient .
Les regards de Danny et Lindsay fusionnèrent aussitôt. Danny comprit, juste en lisant dans ses yeux, qu’elle était au courant. Ils se sourirent tendrement comme pour se réconforter l’un l’autre mais ils ne savaient pas réellement comment se comporter devant leurs collègues qui n’étaient pas censés être au courant de leur idylle naissante. Ils n’osèrent donc pas s’avancer l’un vers l’autre.

Stella et Lindsay : Salut.
Danny et Sheldon : Salut.
Stella : Danny, Mac nous a mises au courant pour Hilborne.
Danny : La nouvelle se répand comme une traînée de poudre mais j’espère juste qu’il n’y aura pas d’explosion à la fin.
Sheldon , souriant : c'est que tu deviendrais presque poète !

Danny sourit.

Stella : Une chose est sûre Danny. On ne te laissera pas tomber. On est tous avec toi.
Danny : Merci Stella. ça fait du bien de se sentir soutenu.

Stella s’apercevant des regards persistants que s’échangeaient Danny et Lindsay finit par trouver le moyen de s’éclipser discrètement. Elle s’avança alors vers Danny et posa une main sur le bras du jeune homme.

Stella : Ne t'en fais pas Danny. Tous ensembles, on s’en sortira.

Stella avait vraiment un don, le don de trouver les mots qui allaient droit au cœur des gens, de trouver les mots qui touchent. Danny soupira. « Tous ensembles », « On ». Non. Il ne se sentait pas seul. Il avait une fois de plus de graves ennuis et ses amis étaient bien présents à ses côtés. Ce qui lui arrivait les concernaient tous. Il répondit à Stella par un sourire avant que celle-ci ne continue son chemin vers la salle du fond du couloir. Sheldon lui, donna une petite tape amicale dans le dos de son ami et se dirigea vers l’ascenseur.

Sheldon : Bon, allez Danny, il faut qu'on y aille.

Danny acquiesça de la tête. Voilà. Lindsay et Danny se retrouvaient maintenant seuls au milieu du couloir pour quelques secondes.

Lindsay s’avança alors vers lui : Comment tu vas ?
Danny : ça va. T’inquiète pas. Il n’aura pas raison de moi aussi facilement.

Lindsay : Je …. Je vais devoir y aller. Stella m’attend.

Danny : Moi aussi, Sheldon m'attend. On se voit tout à l’heure.

Lindsay opina de la tête et ne put s'empêcher de poser sa main tendrement sur la joue du jeune homme.

Danny , voyant son inquiétude : T'en fais pas. ça va aller.

Il aurait eu envie de la serrer dans ses bras mais ce n’était ni le lieu ni le moment. Avant de se quitter, la main de Lindsay glissa le long du bras de Danny pour venir se lier à celle du jeune expert. Ils avaient besoin de ce contact tous les deux. Puis ils s’éloignèrent l’un de l’autre dans des directions opposées. Un instant, tout en avançant, Danny se retourna pour regarder Lindsay puis se fut au tour de Lindsay, de jeter un dernier regard , sur l’être qu’elle aimait.


*************************************************************

Chapitre 4



Harlem, 219 Boulevard Martin Luther King, vers 14 h 30.

Après s’être arrêtés rapidement dans un petit snack pour emporter un semblant de déjeuner, Danny et Hawkes se rendirent au Club 44. Ils s’étaient renseignés sur l’endroit et avaient appris que ce club était ouvert l’après-midi et le soir. Ils descendirent de voiture et se dirigèrent vers celui-ci.

Sheldon, regardant Danny du coin des yeux : Au fait Danny, toi et Lindsay, c’est plus vraiment la guerre comme il y a deux jours entre vous !
Danny, souriant à la remarque : Non, c'est vrai, on a signé l’armistice.
Sheldon, souriant : Et les négociations du traité de paix ont l’air de s’être plutôt bien passées on dirait !

Ils arrivèrent face à une grande porte noire sur laquelle on pouvait voir une petite ouverture rectangulaire fermée par un clapet.

Danny, sourire au coin des lèvres, pensant à Lindsay : Plutôt bien , oui.
Sheldon : Et vous avez donc conclu quel genre d’accord ?
Danny : J’te savais pas si curieux Sheldon ? Tais-toi et sonne.
Sheldon : Je vois, je vois…Mais tu sais (lui tapant sur l’épaule) question curiosité, j’ai un excellent professeur !
Danny : Je vois vraiment pas de quoi tu parles !

Sheldon sonna tout en continuant de regarder Danny avec un sourire malicieux. Les deux experts virent alors le clapet de l’ouverture rectangulaire s’ouvrir rapidement. Deux yeux les scrutèrent puis une voix grave et sèche se fit entendre.

Voix : C'est un club privé. Vous n’avez pas de carte de membres, alors vous n’entrez pas.

Et le clapet se referma aussitôt, laissant Danny et Sheldon stupéfaits. Ils se regardèrent, rirent et Danny se mit alors à tambouriner la porte avec fracas. Le clapet s’ouvrit à nouveau et Danny y plaqua son insigne.

Danny : C’est ma carte de membre !

C’est alors que la porte s’ouvrit. Les deux policiers pénétrèrent dans le club. L’ambiance y était plutôt soft et huppée. Le bar, qui se trouvait à gauche, était serti de chromes. Deux tables de billards se côtoyaient dans le fond de la salle et quelques jeunes hommes y jouaient. D’autres préféraient user d’astuces aux tables où se déroulaient des parties de poker tandis que d'autres encore, adossés dans des petits sofas de velours rouge, se délectaient d’une bière ou d’un cocktail maison, en charmante compagnie, autour de petites tables, disposées sur le pourtour de ce qui semblait être une petite piste de danse. Nos deux experts se firent bientôt dévisager par tout ce petit monde. Celui qui les accueillit était un homme assez grand et costaud, vêtu d’un costume noir.

Homme à l’entrée : Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
Sheldon : Nous souhaiterions parler au gérant de ce charmant endroit.
Homme, toisant Sheldon, sur un ton sec : Je vais voir ce que je peux faire. Attendez là.
Danny, sourire aux lèvres : Merci. Ne vous inquiétez pas, on ne bouge pas !

Leur interlocuteur s’éloigna et disparut derrière une porte dans le fond de la salle.

Sheldon, ironisant : Il a l’air sympathique !
Danny sourit puis regardant autour de lui : Ce club sent le fric à plein nez ! Mais qu’est-ce que ces mômes faisaient avec cette adresse sur eux ?
Sheldon : C’est vrai que c’est bizarre.

Au bout d’une dizaine de minutes, ils virent enfin le gorille de l’entrée revenir avec un autre homme. Ce dernier était un beau et élégant jeune homme d’une quarantaine d’années à peine. Ses courts cheveux blonds coiffés en vrac apportaient un magnifique contraste avec ses yeux d’un bleu absolument fascinant. Il portait un pantalon classique noir et un T-shirt blanc au dessus duquel venait s’ajouter une veste noire qui était restée ouverte. Sa démarche était assurée et il arriva rapidement en face des deux experts. Ceux –ci furent surpris par son apparent visage angélique qui tranchait avec la froideur de son regard.

Homme : Bonjour Messieurs. Cédric Newman. Il paraît que vous désirez me parler.
Danny : Surtout, fallait pas vous pressez pour nous !
Sheldon : Lieutenant Hawkes et Messer, police scientifique. Cet endroit est à vous ?
Newman : En effet. Si on en venait au fait. Je n’ai pas de temps à perdre.
Sheldon : Et bien, nous aimerions savoir si vous connaîtriez par hasard ces deux jeunes gens.

Sheldon lui montra alors les photos des deux victimes.
Newman porta un regard méprisant sur Sheldon. Celui-ci le remarqua mais fit comme si de rien n'était. Puis, Newman jeta un coup d’œil rapide aux photos.

Newman : Jamais vu. Mais dites moi, sur ces photos, ils sont….
Danny : morts. Oui. Regardez les mieux, imaginez les vivants. Vous êtes sûrs de ne jamais les avoir vus ?
Newman : Certain.
Sheldon, s’adressant à l’autre homme : Et vous non plus ?
Homme, regarda les photos : Non, leurs têtes ne me disent rien.
Danny : C’est bizarre parce que, figurez vous qu’on a trouvé l’adresse de votre club dans la poche de veste de l’un d’eux.
Newman, se mettant à rire : Vous rigolez ! (et sur un ton méprisant) Ces gens là ne seraient jamais autorisés à entrer ici.
Sheldon, agacé : Et par ces gens là, vous sous-entendez quoi ? de cette catégorie sociale ou alors de cette couleur de peau ?

Danny regarda Sheldon, surpris par sa réaction.

Newman, fixant Sheldon dans les yeux : Je veux dire le genre de types qui mettent la pagaille …et moi …je n’aime pas les ennuis. Regardez autour de vous ! C’est pas vraiment le style de la maison !
Sheldon : En effet.
Danny : Donc il faut être « membres » pour entrer c’est ça ?
Newman : C’est exact. Toute personne doit s'inscrire et payer son affiliation. C’est un club privé. Il n’est pas ouvert à n'importe qui !
Sheldon : Et comment vous expliquez qu’ils étaient en possession de cette adresse alors ?
Newman : Je n’en sais rien. (Un sourire moqueur au coin des lèvres) Le hasard peut-être ?
Danny, sarcastique : Voyez-vous, le problème Monsieur Newman, c’est que nous, on ne croit pas au hasard. …Et bien sûr, je suppose que vous n’avez jamais entendu parler des Black Panthers ?
Newman, se moquant ouvertement d'eux : C’est quoi, une équipe de foot ? Je suis désolé mais, je suis très peu l’actualité sportive.

Danny laissa s’échapper un rire nerveux et agacé.

Sheldon : Mais peut-être que vos employés et vos clients savent quelque chose, eux ?
Newman : Vous n’allez pas ennuyer ma clientèle quand même ! Vous avez un mandat pour ça ? (et devant le silence des deux policiers) Dans ce cas, l’entretien est clos. Messieurs je ne vous retiens pas. (Leur montrant la sortie de la main)
Danny : Vous savez que votre non coopération ne joue pas en votre faveur.
Newman : Convoquez-moi au poste et je serais ravi de répondre à vos questions. Là, je n’ai pas vraiment le temps.
Danny : Ne vous en faites pas. On reviendra !

Danny et Sheldon sortirent du club et se dirigèrent vers leur véhicule.

Sheldon : Ce type ne me plait pas Danny !
Danny : A moi non plus. Je crois qu'il nous cache des choses.
Sheldon : Et tu as remarqué quel était le type de sa clientèle ?
Danny : Tous friqués.
Sheldon : Non, Danny, tous blancs.
Danny : Tu ne crois pas que t’extrapoles un peu là. C’est vrai qu’il n’est pas sympathique mais de là à dire…
Sheldon : Crois-moi Danny. Je sais de quoi je parle pour en avoir assez souffert. Et je dois dire que ça faisait un moment que je n’avais pas senti ce genre de regard se poser sur moi. Je sais reconnaître quand on me méprise tout court ou quand on me méprise pour la couleur de ma peau. J’t’assures, ce type fait de la discrimination raciale !
Danny : Peut-être mais on n’a absolument rien qui nous permette de l’affirmer à part ton intime conviction.
Sheldon, soupirant : Je sais. Et nous voilà toujours au même point. On ne sait toujours pas quel est le lien concret entre ce club et nos victimes.

Le téléphone de Danny se mit alors à sonner. Le jeune expert répondit.

Danny : Messer. ….. ok. On arrive. (à Sheldon) C’était Don, il a appris quel était le gang rival des Black Panthers. Il nous demande d’aller le rejoindre.
Sheldon : Ok, c’est parti.

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Lindsay
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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:15

Chapitre 5


Pendant ce temps au laboratoire.

Lindsay vint rejoindre Stella dans la pièce. Celle-ci commençait à disposer sur une table les différents éléments sous enveloppe découverts chez les Ripperts.

Lindsay : Tu crois que Hilborne pourrait arriver à ses fins ?
Stella : Je ne vais pas te mentir, il y a toujours un risque. Mais ne t’inquiète pas, je suis sûre qu’il ne trouvera rien.
Lindsay : J’espère.
Stella : Bon, allez, revenons à notre affaire. Moi, je vais descendre à la morgue voir ce que Sid peut nous apprendre sur la mort de ce cher John Rippert !
Lindsay : Ok. Et bien moi pendant ce temps, je vais commencer à analyser toutes les empreintes qu’on a pu relever et je vais envoyer à l’expertise ADN les échantillons de sang et de sperme que Mac a prélevé au 1er étage.
Mac, entrant à son tour dans la pièce : Ce ne sera pas pour tout de suite Lindsay. Hilborne vient juste de m’avertir qu’il désirait vous parler.
Lindsay : Quoi déjà ?
Mac : Oui. Allez y. Je m’occupe de tout ça.
Lindsay : Ok. Où dois-je me rendre ?
Mac : A l’étage inférieur. Bureau 56.

Lindsay eut un long soupir.

Mac : ça va aller. Contentez vous de répondre aux questions.

Lindsay acquiesça et quitta la pièce en direction du bureau 56 tandis que Stella fila voir Sid.

************************************************************

Lindsay arriva face à la porte du bureau 56. L’angoisse lui tenaillait le ventre. Sa plus grande crainte était de faire un faux pas, de formuler des réponses qui pourraient être mal interprétées et donc de porter préjudice à Danny. D’un autre côté, elle se devait d’être franche et honnête. Cruel dilemme. Elle savait qu’elle était susceptible d’être interrogée sur deux affaires en particulier : celle de la mort de Cécilia, l’amie d’enfance de Danny, liée à Sonny Sassone ainsi que celle du tueur de fillettes, Shawn Clifford qui les avait menés jusque dans les égouts de la ville. Cela ne l’enchantait guère. Elle prit une profonde inspiration et frappa à la porte. On lui demanda alors d’entrer. La jeune femme s'exécuta. Elle se retrouva alors en face d’un bureau austère, encombré de dossiers et de papiers divers. Derrière ce bureau, Hilborne, un grand homme noir dont on ressentait immédiatement la grande froideur.

Hilborne : Lieutenant Monroe. Bonjour. Prenez place (lui indiquant une chaise)
Lindsay : Bonjour.

Elle ne se fit pas prier plus longtemps et s’assit. Hilborne resta silencieux un instant faisant mine de finir de lire certains documents puis il finit par commencer son interrogatoire.

Hilborne : Rassurez vous je ne vais pas vous retenir trop longtemps. Je sais que vous êtes sur une affaire et que vous êtes par conséquent très occupée. Notre conversation est bien évidemment enregistrée. Donc, commençons. Si je ne me trompe pas, cela fait maintenant un peu plus d’un an que vous avez été affectée à l’équipe du lieutenant Mac Taylor ?
Lindsay : Oui. C’est exact. Un an et deux mois.
Hilborne : Les rapports de vos supérieurs du Montana ainsi que ceux du lieutenant Taylor sont élogieux envers vous.
Lindsay : J’essaie de faire au mieux mon travail comme tout le monde.
Hilborne : Etre la petite nouvelle n'a pas été trop difficile ?
Lindsay : Non, pas du tout. J'ai été très bien acceptée et l'équipe de Mac Taylor est très compétante et professionnelle.
Hilborne : Justement, vous avez déjà été amenée à travailler avec le Lieutenant Messer n’est-ce pas ?
Lindsay : Oui, bien sûr.
Hilborne : Dans les enquêtes que vous avez menées, n’est-il jamais arrivé qu’il, disons,….qu’il se montre un peu brutal avec les suspects.
Lindsay : Non, pas que je me souvienne.
Hilborne : Même pas lors de l’affaire Kidman ? Vous vous rappelez sûrement de cette affaire ?
Lindsay : Oui. Il me semble qu’il s’agissait d’un homme qui avait tué ses enfants et sa femme sous l’effet de l’alcool.
Hilborne : C’est exact. Et, dans le rapport de l’officier de police présent lors de l’interrogatoire de M. Kidman, il est clairement précisé que le Lieutenant Messer a fait usage de la force sur le suspect !
Lindsay , stupéfaite : « Faire usage de la force » est une bien forte expression ! Il n’a fait que de le prendre par le col de sa chemise.
Hilborne : Et l’a fait se lever de sa chaise puis l'a plaqué contre le mur avant que vous ne l’arrêtiez ! Que ce serait-il passé si vous n’aviez pas été là pour le raisonner ?
Lindsay : Il se serait repris de lui-même. Le Lieutenant Messer s’est laissé emporter sur le moment mais il connaît parfaitement son métier ! Vous savez, moi-même ce jour là je fulminais à l’intérieur face à cet homme qui semblait n’avoir aucun regret.
Hilborne : En effet, cela doit être rageant ! Mais dans ce métier vous vous devez de respecter certaines règles ! …Voyez-vous, ce qui est désolant dans tout ça, c’est qu’il semble que les manières d’agir du Lieutenant Messer déteignent petit à petit sur vous. Brillante comme vous êtes, ce serait dommage que vous tombiez à son niveau !
Lindsay : Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
Hilborne : Allons, agent Monroe. Faites un effort, cela ne s’est passé qu’il y a à peine 2 jours ! J’ai ici un rapport précisant que lors de l’arrestation de Shawn Clifford, vous l’auriez menacé de votre arme !
Lindsay, inquiète et détestant mentir à nouveau : Le suspect délirait quand il a dit ça. Je l’ai mis en joue pour éviter qu’il ne s’enfuie et il y a mis une tout autre interprétation.
Hilborne : Soit. Admettons. Mais, vous avez également, vous et le Lieutenanat Messer, désobéi à un ordre du lieutenant Taylor en descendant dans le tunnel d’évacuation des eaux !
Lindsay , un peu exaspérée : C’est moi qui ai désobéi à un ordre, pas le Lieutenant Messer. Il n’a fait que de me suivre pour tenter de me ramener à la surface. C’est tout !
Hilborne , se levant et faisant le tour du bureau : Vous voyez, quand je vous disais que vous commenciez à suivre son exemple ! ....Et pour l’affaire Cécilia Rodriguez ? Qu’allez-vous lui trouver comme excuse agent Monroe ? Il me paraît clair que, quand on s'engage dans ce travail, on en accepte les règles ! (près de Lindsay, haussant le ton) Or, il a une fois de plus ignoré un ordre de son supérieur ! Il a voulu faire sa propre enquête ! Est-ce comme ça que nos services devraient fonctionner ?
Lindsay : Non, bien sûr que non.
Hilborne , se pencha vers elle, sur un ton légèrement plus calme : Pourriez vous répéter je n’ai pas très bien entendu agent Monroe !
Lindsay , sèchement : Je vous ai dit que non.
Hilborne , se redressant et retournant de son côté du bureau : Bien. En effet, imaginez si chacun faisait toujours comme bon lui semble, ce serait l’anarchie et on ne ferait plus la différence entre la police et les truands que nous pourchassons ! N’êtes-vous pas d’accord ?
Lindsay : Bien sûr qu’il faut respecter les règles, mais, le Lieutenant Messer était touché personnellement par cette affaire. Il s’est laissé aveugler par son chagrin. C’est humain !
Hilborne , posant violemment les mains sur le bureau : Parce que se faire vengeance est une solution d’après vous ?
Lindsay : Vous n’y êtes pas du tout…. Il a peut-être eu tord d’agir ainsi, je vous l’accorde, mais, il n’a jamais eu l’intention de se venger ou de régler des comptes ! Tout ce qu’il souhaitait c’était retrouver l’assassin de Cécilia Rodriguez et l’arrêter afin que justice soit faite !
Hilborne : Mais ça,... nous ne le saurons jamais agent Monroe ! (s'asseyant à nouveau) Pouvez-vous affirmer qu’il n’aurait rien tenté s’il ne s’était pas fait kidnapper ? Bien sûr que non ! Parce qu’il est imprévisible et vous le savez très bien ! Prenez garde également de ne pas vous laisser aveugler. Ne suivez pas le même chemin que lui ! Cela ne ferait que vous conduire à votre perte !
Lindsay : Vous savez, je l’ai vu travailler sur le terrain et je peux vous affirmer que Danny Messer est un excellent enquêteur et scientifique.
Hilborne sur un ton glacial : Nous n’avons pas la même définition de ce qu’est un excellent policier je crois. Ce sera tout Lieutenant Monroe. Vous pouvez disposer.
Lindsay soupira : Très bien.

Lindsay se leva et commença à se diriger vers la porte.

Hilborne : Lieutenant Monroe ! (Lindsay se retourna) Réfléchissez quand même à ce que je vous ai dit.
Lindsay, avec un sourire : Ne vous en faites pas. C’est tout réfléchi.

Et Lindsay sortit de la pièce. Dans le couloir, elle souffla, soulagée que cet interrogatoire soit terminé mais elle restait inquiète pour Danny. Pourquoi ce type tenait-il tant à le virer de la police ?

************************************************************

Stella entra dans la morgue. Elle vit que Sid était occupé à faire l’autopsie d’une autre victime.

Stella : Bonjour Sid.
Sid, levant les yeux vers elle et tenant un coeur dans la main gauche : Bonjour. Comment allez vous ?
Stella, grimaçant puis souriant : Très bien merci. (désignant le coeur du regard avec un sourire) Joli !
Sid : Oh oui. Excusez-moi. (posant le coeur dans un bocal) Je pense que vous ne venez pas pour voir l'état de mon cœur. (Stella haussa les sourcils en souriant, Sid se rendit compte de l’ambiguïté de sa phrase) … enfin je veux dire ce cœur là ... qui n’allait manifestement pas très bien d'ailleurs.
Stella, souriant : Non, en effet, je viens pour M. Rippert.

Tous les deux se dirigèrent alors vers la table où M. Rippert était allongé.

Stella : Alors, qu’avez-vous à m’apprendre ?
Sid, mettant ses lunettes : Et bien, ce cher M. Rippert est mort il y a environ 15 heures
Stella : Ce qui place l’heure de sa mort aux alentours de 1 heure du matin.
Sid : Il s’est battu : il a des traces de coup sur le visage ainsi que sur le torse et il a reçu un violent coup sur la tête au niveau du lobe occipital.
Stella : C’est la cause de la mort ?
Sid : A vrai dire … non. Il a du être sonné et avoir sa vision troublée, ça c’est sûr, mais le coup n’a pas été assez violent pour le tuer. Il n'a pas causé de dégats irréverssible au cerveau. La cause de la mort est l’étouffement.
Stella : Par strangulation donc ?
Sid : C’est exact. Et regardez, la marque de strangulation se situe sur la partie haute du cou. Il était allongé face contre terre quand vous l’avez trouvé. C'est bien ça ?
Stella : Oui.
Sid : Et bien, à mon avis, votre tueur a étranglé sa victime alors qu’elle était déjà au sol en se maintenant au dessus d'elle.
Stella, réfléchissant : Alors en fait, le tueur aurait tenté de tuer Rippert en le frappant sur la tête d'abord, ce qui le fit tomber mais il était toujours en vie, essayant d’attraper le téléphone.
Sid : Alors il s’est mis au dessus de lui pour l’étrangler.
Stella : Tout a du se passer très vite. Avec quoi a-t-il pu l’étrangler justement ?
Sid : Avec quelque chose de faible diamètre. Vous n’avez rien trouvé sur les lieux qui aurait pu être utilisé comme arme du crime ?
Stella : Non, rien du tout. Ce devait être quelque chose à portée de main du meurtrier peut-être même quelque chose lui appartenant. ...Sinon, rien d’autre ?
Sid : Et bien, à part que notre M. Rippert fumait beaucoup trop et avait un peu trop de cholestérol. Non, rien.
Stella, souriant : Ok. Merci Sid. (Avant de quitter la pièce) Et prenez soin de votre cœur ! Je parle de celui du bocal !

Sid sourit avant de s’atteler à nouveau à l’examen du cœur en question.

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:15

Chapitre 6




Harlem, 15 h 30

Danny et Sheldon arrivèrent dans un autre quartier de Harlem où Don les attendait une fois de plus. Celui-ci vint à la rencontre de leur véhicule.

Don : Salut les gars ! Vous pouvez sortir vos ptites mallettes. Vous en aurez besoin.
Danny : Mais tu m’as dit au téléphone que tu avais trouvé les membres du gang rival ?
Don : Oui, oui, c’est exact, en fait.... j’ai retrouvé trois d’entre eux !
Sheldon , souriant : Morts, si je comprends bien !
Don , avec un petit sourire : Bravo, t’as deviné !

Danny et Sheldon se saisirent alors de leur matériel puis les trois hommes se mirent à avancer en direction de la scène de crime qui se trouvait à l’intérieur d’un immeuble au premier étage.

Danny : Et comment s’appelle ce gang rival ?
Don : Les Bloods,. C’est un gang dont tous les membres sont d’origine mexicaine. Signe distinctif : un bandana rouge
Danny : Logique. Et probablement un tatouage aussi.
Sheldon : Comment as-tu su que c’était bien la bande rivale des Blacks Panthers ?
Don, soupirant : En fait, je suis allé rendre visite à Mme Carlson, la mère des deux jeunes victimes pour lui annoncer la mauvaise nouvelle.(ému) La pauvre femme s’est littéralement effondrée. Heureusement que sa fille était là. Elles m’ont fait beaucoup de peine toutes les deux.
Sheldon : C'est triste. Et le père ?
Don : M. Carlson est mort dans un accident de voiture il y trois ans.
Danny : Et donc, t’as appris quelque chose d’elles ?
Don : Mme Carlson ne savait rien, par contre sa fille, Anna, m’a conseillé d’aller voir un certain James Wilkins sur le terrain de basket du coin. C’est un ancien membre des Blacks Panthers qui s’est reconverti en éducateur. Il essaie de remettre les jeunes du quartier dans le droit chemin maintenant. Et, vous voyez, ce qui est rageant dans cette affaire, c’est que, d'après Wilkins, le ptit Mike avait apparemment l’intention de quitter le gang.
Danny , soupirant : Misère. Quel gâchis !
Sheldon : Et ce Wilkins a été coopératif ?
Don : Oui. C’est le seul qui a osé me parler dans le quartier. Les autres ont trop peur. C’est lui qui m’a appris que les principaux rivaux des Black Panthers étaient les Bloods. Et, quelle ne fut pas ma surprise quand je me suis rendu compte que le triple meurtre qu'on nous signalait un peu plus tard concernait trois membres des Bloods.
Danny , inquiet : Tout ça, c’est très mauvais signe ! Je le sens très mal ! Si une nouvelle guerre des gangs débute, on va avoir du boulot parce qu'on va ramasser les cadavres de ces jeunes à la pelle, sans compter les nombreuses victimes collatérales !
Don : C'est ce que Wilkins craint également.

Les deux experts et le détective arrivèrent enfin sur les lieux. Don les avait menés dans un appartement très délabré, tout comme l'était l’immeuble qui l’abritait. Trois corps gisaient dans la pièce principale.
Le premier était allongé sur un canapé à droite de l’entrée, le deuxième, était adossé contre le mur en position assise, en dessous d’une des fenêtres brisées, et le troisième était couché, face contre terre, à proximité du réfrigérateur à gauche dans la pièce. Le sol était jonché de débris de verre, les murs, de quelques impacts de balles. Des bouteilles vides étaient renversées et quelques petits sachets plastiques vides étaient éparpillés sur une grande table qui se trouvait au milieu de la pièce.

Don : La seule chose positive, c’est qu’encore une fois on connaît tout de suite la cause de la mort.
Danny, tournant la tête vers Don, souriant : On dirait (Il soupira) Bon, allez, au boulot.

Les deux scientifiques enfilèrent leurs gants et se mirent à marcher précautionneusement dans la pièce. Ils s’accroupirent chacun à côté d’un corps et commencèrent à les fouiller. Danny s’occupa de celui sous la fenêtre et Sheldon de celui à côté du réfrigérateur.

Sheldon : Pas de témoin ?
Don : Non, c’est un petit immeuble désaffecté alors à part quelques squatters et nos lascars, personne n’y habite.
Danny : Squatters qui ont du se tirer vite fait quand ils ont entendu les premiers coups de feu. Qui vous a prévenu ?
Don : Un appel anonyme passé de la cabine téléphonique du coin de la rue il y a une heure.
Danny : Celui-là a reçu deux balles dans le torse dont une en plein cœur. Il y a plein de petits bouts de verre sur lui, sûrement des débris provenant des fenêtres.

Danny prit les bouts de verre à l’aide d’une pince à épiler et les mit dans une petite enveloppe.

Sheldon : Le mien a pris trois balles : deux dans la poitrine et une dans la jambe. Je crois que l’artère fémorale a été touchée. Il y a une marre de sang à côté de lui. D’ailleurs, quelqu’un y a gentiment laissé ses traces de pas.
Danny : De mon côté aussi, quelqu’un s’est approché du corps, les débris de verre au sol ont été manifestement déplacés.
Don : Peut-être les tueurs ou le reste du gang. Rien d’autre ?
Danny : Si, les Bloods nouent leur bandana au poignet droit.
Sheldon : Exact (il remarqua alors quelque chose sous le bandana et le dénoua) Danny, enlève le bandana et regarde la face intérieure du poignet.
Danny, s’exécutant : Et bien le voilà notre petit tatouage : une tête de mort, un poignard et des gouttes de sang qui en coulent. Charmant ! Bon, je vais scruter les alentours et prendre les clichés. Tu t’occupes du 3ème corps ?
Sheldon : Aucun problème.

Danny prit alors l’appareil photo et se mit à faire des clichés de la pièce, des victimes, du sol, avec les débris de verre et les empreintes de pas, et, de la table. Quand soudain il lui sembla remarquer un peu de poudre blanche sur celle-ci. Il alla vers sa mallette et en sortit des petits papiers filtre, un tube et une solution chimique. Il ramassa la poudre à l’aide des fins papiers puis la mit dans le petit tube qu’il remplit de la solution transparente. Il referma le tube, le tint entre le pouce et l’index et le secoua. C’est alors que la solution transparente vira au mauve. Sheldon eut vite fini d’examiner la troisième victime. Il s’occupa alors d’emballer soigneusement les quelques bouteilles et les petits sachets qui traînaient sur la table. Il regarda Danny entrain d’analyser la poudre.

Sheldon : Alors ?
Danny : Apparemment c’est de la coke.
Sheldon : Pas vraiment étonnant.
Don : Ils se shoutaient d’après vous ?
Sheldon : On verra avec l’analyse toxicologique mais, en tout cas, je n’ai pas remarqué de piqûres sur ces deux là.
Danny : Le troisième n’en a pas non plus. Vu les sachets vides sur la table, je dirais plutôt qu’ils étaient entrain de préparer des doses pour leur ptit business.
Sheldon : On devrait inspecter le reste de l’appart pour voir s’il n’y a pas quelque part une quantité plus importante de cette marchandise.
Danny : Ok mais je te parie qu’on ne trouvera rien.
Don (à Danny) : Le ou les tueurs ont du tout emporté ! C’est peut-être ça le mobile des crimes : le vol de la coke ?
Danny : Possible….
Don, devinant que Danny n’avait pas fini sa phrase : Mais …
Danny : Il y a un truc qui me dérange dans tout ça.
Don : Explique.
Danny : Tu vois, s’il y avait eu une grosse quantité de coke ici, le lieu aurait été mieux protégé, et surtout mieux caché. Et pourquoi tenter une telle opération pour presque rien.
Sheldon : T’as pas tord.
Don : Vous croyez que ce sont les Blacks Panthers qui ont fait le coup par vengeance pour les deux types de ce matin ?
Danny : J’sais pas. Peut-être mais il doit bien y avoir une raison à l'escalade de violence. En tout cas, j’espère que les tueurs nous ont laissé de belles empreintes.
Sheldon : Tu t’occupes de les relever et je m’occupe de la fouille du reste de l’appart.
Danny : Ok.
Don : Et bien moi je vais demander à ce qu’on emmène ces trois corps à la morgue.
Sheldon : C’est Sid qui va être content !

Les trois hommes sourirent.

Sheldon se dirigea alors vers les deux seules autres pièces que contenait l’appartement : une minuscule salle de bain crasseuse et une autre pièce contenant une armoire et un tas d’autres choses entassées, pendant que Danny sortit un pinceau, de la poudre noire et des bouts d’adhésif transparents pour effectuer les relevés d’empreintes. Don venait de sortir et commençait à descendre l’escalier quand la sonnerie de son portable retentit. Il décrocha.

Don : Détective Flack. Salut Mac !.... Oui. …. Quoi ? Quel enfoiré ce type ! (Il passa sa main sur son visage)....Non, il ne m’a rien dit, vous le connaissez…. Ok j’arrive.

Don raccrocha et remonta rapidement les marches pour se rendre à nouveau dans l’appartement.

Don inquiet et furieux : Tu comptais m’en parler quand ?

Danny qui était afféré à coucher de la poudre sur le dessus de la table, leva les yeux vers Don, surpris.

Danny , haussant les sourcils : Tu m’expliques parce que là, j’ai du mal à comprendre.
Don : Arrête de jouer à ça Danny ! Tu comptais m’en parler quand de cette enquête interne !
Danny, grimaçant : Ah. Ça.
Don, toujours furieux : Oui, ça comme tu dis. Tu ne trouves pas que c'est suffisamment important pour m'en toucher un mot !
Danny : J’allais t’en parler mais ….avec notre enquête, j’ai juste pas trouvé le bon moment… Qui t’as mis au courant ?
Don : Mac. Il vient de m’annoncer que Hilborne souhaitait me voir dans la journée.
Danny : Toi aussi ? J’pensais pas qu’il t’interrogerait. J’suis désolé, j’aurais du t’avertir tout de suite.
Don, soupira : ça ira pour cette fois Messer mais essaie plus de me cacher des trucs pareils. OK ! Sinon toi, tu prends ça comment ?
Danny : ça va. J’essaie juste de pas trop y penser. Et puis t’inquiète pas, je suis clean.
Don : Oui, mais avec ce genre de type, on ne sait jamais. De toute façon, faut pas trop qu’il compte sur moi pour t’enfoncer !
Danny, se mettant à rire : J’espère bien !
Don : J’y vais. A tout à l’heure.
Danny : Ouais. A tout à l’heure.

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:15

Chapitre 7



Mac était entrain de comparer au fichier chaque empreinte prélevées dans la maison des Ripperts quand il vit entrer Lindsay dans la pièce suivie de très près par Stella qui revenait de la morgue.

Mac (à Lindsay) : Alors, comment ça s’est passé ?
Lindsay, soupira : A vrai dire, j’en sais rien. Il a essayé de me convaincre que Danny exerçait une mauvaise influence sur moi.
Stella ne put s’empêcher de rire : Ah vraiment ! Une mauvaise influence ? Une influence, oui, mais mauvaise, je ne pense pas non !

Lindsay se mit à rire également au propos de Stella. Les deux jeunes femmes se jetèrent un regard complice, ce qui laissa perplexe Mac. Celui-ci, ne comprenant pas les allusions en question, fronça les sourcils.

Stella : Ne t’inquiète pas Mac. C’est un truc…
Mac : …entre vous. Oui, je sais, tu m’as déjà fait le coup. Et sinon, rien d’autre Lindsay ? Il ne vous a pas parlé de charge qu’il aurait à son encontre.
Lindsay (redevenue sérieuse) : Non, tout ce qu’il a fait c’est de revenir sur différentes affaires pour essayer de me prouver et me faire dire que Danny ne se contrôlait pas suffisamment face à certains suspects et qu’il avait pris l’habitude de désobéir aux ordres.
Mac : Il fallait s’en douter. (Soupir) Bon, et bien, reprenons notre affaire. Alors Stella, quoi de neuf de la part de Sid ?
Stella : M. Rippert est mort par strangulation. Il a été étranglé alors qu’il était allongé, à moitié assommé par le coup qu’il avait reçu sur la tête.
Lindsay, regardant les clichés pris dans la matinée : Vu la position du corps, il essayait probablement d’atteindre le téléphone et le meurtrier a voulu l’en empêcher.
Stella : Oui, c’est ce que j’ai pensé aussi.
Mac : Et pour l’arme du crime ?
Stella : Un fil de faible diamètre que le tueur avait probablement à portée de main.
Mac : Un lacet de chaussure peut-être.
Stella : Possible. Et pour les empreintes, tu as trouvé quelque chose ?
Mac : Malheureusement non. Toutes les empreintes relevées correspondent à M ou Mme Rippert.

Soudain, le téléphone de Mac sonna.

Mac : Lieutenant Taylor. …..Oui. Je vous l’envoie.(Il raccrocha) Stella, C’est à ton tour. Hilborne t' attends.
Stella, ironiquement : Génial.
Mac : Je vais aller faire un saut avec Lindsay au siège de la société de M. Rippert et toi Stella, tu essaieras de trouver, quand tu seras revenue, ce qu’est cette petite pièce électronique. (montrant la petite pièce noire)
Stella : Entendue. Bon, et bien, je me rends à la chambre des tortures.
Mac, souriant et regardant Stella sortir de la salle : A tout à l’heure Stella. (Puis regardant Lindsay) Nous, en route Lindsay !

Et les deux experts quittèrent la pièce à leur tour.

************************************************************

Stella était maintenant face à la porte du bureau 56. Elle frappa et entra.

Hilborne : Bonjour agent Bonasera. (montrant la chaise) Installez-vous.
Stella, sèchement : Bonjour.
Hilborne : Je pense que vous connaissez la raison de votre présence ici. Alors commençons. Comment définiriez-vous le travail du lieutenant Messer ?
Stella : Le lieutenant Messer est très consciencieux et rigoureux dans son travail. Il a de grandes compétences scientifiques, sa réflexion est pertinente et il aime aller au bout des choses.
Hilborne : Donc, il aime que justice soit rendue n’est-ce pas ?
Stella, méfiante, ignorant où Hilborne voulait en venir : Oui, bien sûr. Comme nous tous. Ne faisons nous pas ce boulot dans ce but ?
Hilborne : Evidemment mais, en ce qui concerne le lieutenant Messer, ne pensez-vous pas que son comportement lors de certaines enquêtes frise le jusqu’auboutisme extrême ?
Stella, regardant Hilborne avec mépris : Le lieutenant Messer veut que justice soit faite, oui, mais pas à n’importe quel prix ! On voit que vous ne le connaissez pas. Il a des réactions un peu vives parfois mais il n’a jamais franchi la limite si c’est ce que vous voulez insinuer. Pour rien au monde il ne risquerait qu’un coupable s’en tire parce qu’il n’aurait pas fait les choses dans les règles.
Hilborne : Ce n’est pas ce que semble raconter l’un de ses tous premiers rapports d’évaluation, rédigée de votre main. Je vais vous rafraîchir la mémoire. Je cite : « Le Lieutenant Messer a des compétences scientifiques indéniables et fait preuve d’un bon esprit de déduction mais il faut qu’il apprenne à maîtriser ses ardeurs et à se baser plus sur les indices que sur son intuition. Ceci pourrait l’amener à négliger certaines pistes lors d’affaires futures. » Vous vous souvenez de ce rapport ?
Stella, sèchement : Je me souviens l’avoir écrit, oui, mais, vous déplacez les choses de leur contexte. C’était la première fois que je travaillais avec lui. Il sortait depuis peu de l’école de police quand il a été engagé ici et c’était son premier poste important. Alors bien sûr, il était impétueux, plein de motivation et impatient de faire ses preuves comme le sont beaucoup de nouveaux. Si vous aviez un peu mieux cherché, vous vous seriez sûrement aperçu que j’ai écrit bien d’autres rapports de ce genre, seulement, ils ne concernaient pas Danny Messer mais d’autres nouveaux jeunes collègues.
Hilborne : Cependant, ce genre de remarque se retrouve aussi dans un des rapports du lieutenant Taylor. De plus, on ne peut pas mettre ce qui s’est passé il y a trois semaines sur le compte de l'inspecteur débutant ! Il a manifestement voulu suivre une fois de plus son intuition, sans tenir compte des procédures, des preuves et négligeant le fait que vous et le lieutenant Taylor étiez déjà sur l’affaire !
Stella : Cette affaire était particulière pour le lieutenant Messer…
Hilborne, haussant le ton et se levant de sa chaise et posant ses 2 mains sur son bureau : Je sais agent Bonasera ! Vous allez me dire qu’il était affecté par ce meurtre parce qu’il connaissait la victime. L’agent Monroe m’a déjà servi le même refrain ! Je vais vous dire ce que je pense : oui, le lieutenant Messer a soif de justice mais d’une justice qui lui est propre, une justice qu’on appelle « vengeance » !
Stella, haussant un peu le ton également : C’est ridicule ! Tout ce que vous dites est complètement absurde !
Hilborne : Je vous assure que non et je pense que vous tomberez tous de très haut quand vous ouvrirez enfin les yeux !
Stella : Vous faites fausse route. Vous vous trompez lourdement sur son compte.
Hilborne, la fixant dans les yeux : Nous verrons. …L’entretien est clos. Vous pouvez disposer.

Stella ne se fit pas prier. Elle se leva et se dirigea vers la porte.

Stella, avant de sortir : S'il était réellement comme vous le dites, ne penseriez-vous pas qu'il aurait déjà tenté de se venger quand les Tanglewoods ont tabassé son frère ?

Puis elle sortit de la pièce non sans lancer à Hilborne un dernier regard méprisant.

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Lindsay
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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:16

Chapitre 8



Au siège de la société de M. Rippert dans son bureau. 17 H 00

Mac et Lindsay, parés de leurs gants blancs, s’afféraient à scruter précautionneusement les moindres recoins de la pièce. Chaque papier, chaque dossier, chaque objet était susceptible d’apporter un élément nouveau leur permettant de résoudre l’affaire. Lindsay regardait dans les armoires pendant que Mac fouillait le bureau. Quand soudain, Mac tomba sur un tiroir fermé à clé. Lindsay se retourna vers lui.

Lindsay : Un tiroir vous résiste ?
Mac : Pas pour très longtemps. (Souriant) Rien ne me résiste.(Mac sortit alors un jeu de clés) J’ai pensé à emmener le trousseau de clés que j’ai trouvé chez M. Rippert. Il ne reste plus qu’à espérer que l’une d’elles ouvre ce tiroir.
Lindsay, souriant : Si vous n’y arrivez pas, je connais un autre moyen d’en venir à bout !
Mac, haussant les sourcils et souriant : Je n’en doute pas.

Mac essaya alors une à une les plus petites clés jusqu’à ce que, finalement, l’une d’elle ouvrit le fameux tiroir.

Mac , retirant des objets du tiroir : Voyons ce que vous vouliez tant cacher M. Rippert. (Surpris) Des chocolats,… des contrats et ....une enveloppe.

Lindsay s’approcha alors de Mac qui était entrain d’ouvrir l’enveloppe trouvée.

Mac, découvrant le contenu : Tiens, tiens, tiens.
Lindsay : Que contient-elle ?
Mac : Des photos. Des photos sur lesquelles Mme Rippert est en bien charmante compagnie. Regardez. (Montrant un à un les clichés à Lindsay)

Les photos étaient manifestement prises de l’extérieur. On pouvait y voir Mme Rippert dans les bras d’un beau jeune homme brun derrière une fenêtre ouverte. Les deux jeunes gens s’embrassaient, elle étant en soutien-gorge et lui torse nu.

Lindsay : Mais ce n’est pas M. Rippert ! Et qui plus est, elle l'a trompé chez eux !
Mac : Ces photos ont été prise de l’extérieure, mais on reconnaît effectivement facilement la maison.
Lindsay : En tout cas, elle nous a menti. D’après Stella, elle a juré qu’elle n’avait pas d’amant.
Kaile, entrant alors dans le bureau : Oui, je confirme, c'est ce qu'elle nous a dit.
Mac : Il faut la convoquer. Mme Rippert va devoir nous donner quelques explications.
Kaile : D’autant plus que je viens d’apprendre qu’elle est l’unique bénéficiaire de la fortune de son mari et comme si cela ne suffisait pas, M. Rippert avait contracté une assurance vie au nom de sa femme.
Lindsay : Dis donc, ça nous fait deux sacrés bons mobiles !
Mac : Et pour les clients, employés ou partenaires, ça donne quoi ?
Kaile : Pour l’instant, pas grand-chose. Comme tous les promoteurs immobiliers, ils n’avaient pas que des amis mais jusque là on a pu vérifier tous les alibis. (jetant un coup d’œil aux photos) Mais dites moi, elle n'a pas l'air de s’ennuyer là-dessus !
Lindsay : Il faudrait qu’on sache qui a pris ces photos.
Mac, tournant les pages de l’agenda de M.Rippert : ça m’étonnerait fort qu’il les ait pris lui-même. Vu son emploi du temps, il n’aurait jamais pu ! Il était bien trop occupé !
Lindsay : Vous pensez à un détective privé ?
Mac : Oui. D’ailleurs, il y a un nom qui apparaît souvent sur l’agenda et il ne me semble pas l’avoir déjà lu dans les fichiers clients, partenaires ou employés.
Kaile : Qui est-ce ?
Mac : Joe Ladkins.
Kaile : Tiens donc, ce cher Joe !
Mac : Vous le connaissez ?
Kaile : Bien sûr, qui ne connaît pas Joe à la brigade. C’est un petit bonhomme, détective privé qui s’est spécialisé dans l’adultère et il se retrouve assez souvent témoin de tentative de meurtre ! Il nous a déjà aidés sur plusieurs enquêtes.
Mac, souriant : Et bien, il vous aidera donc une fois de plus.
Kaile : Il va s’en faire un plaisir ! Il a toujours rêvé de devenir flic mais son état de santé ne le lui a pas permis. Et puis …(sourire au coin des lèvres) je crois qu’il a un faible pour moi.

Mac et Lindsay sourirent aux propos de Kaile

Mac, souriant toujours : Très bien. Bon, on emporte tout ça ! (à Kaile) Vous vous chargez de Ladkins ?
Kaile : Ok. Je suis déjà partie.

Mac et Lindsay emballèrent tout ce dont ils avaient besoin et se préparèrent à repartir pour le labo.

************************************************************

Après avoir fini leurs investigations sur la scène de crime, Danny et Sheldon revinrent au laboratoire afin de pouvoir essayer de mieux comprendre, à l’aide des indices, les deux affaires dont ils avaient la charge et qui semblaient être liées.

Dans une salle du laboratoire, 18 h 30

Danny était devant un des écrans d’ordinateur de la salle, les coudes posés sur le bureau et les mains jointes. Il attendait la dernière réponse sur l’identification des 3 nouvelles victimes, quand Sheldon, revenant de la morgue, entra dans la pièce.

Sheldon : Alors, t’as les noms ?
Danny, les yeux toujours rivés sur l’écran : Oui, j’attends la dernière réponse. (l’ordinateur afficha la dernière identité) ça y est ! Facile, ils étaient bien évidemment tous les trois fichés pour vol de voiture, agression et j’en passe.
Sheldon : Alors ?
Danny : Et bien, nous avons donc Diego Pérez, Pablo Garcia et Juan Varez. J’ai aussi envoyé à l’expertise ADN les 4 bouteilles vides qu’on a trouvé sur la table. Et toi, qu’est-ce que tu rapportes comme infos ?
Sheldon : Après être passé voir Sid, je suis passé faire les tests balistiques.
Danny : Et ?
Sheldon : Et les balles qui ont tué nos victimes de ce matin proviennent d’un M12, arme automatique. De plus, les balles que Sid a extraites des corps de nos 3 dernières victimes ont été tirées aussi par un M12.
Danny : ça alors ? Les 2 gangs ont le même type d’armes ?
Sheldon : Ils ont peut-être le même fournisseur ou alors c’est juste une coïncidence.
Danny : Mouais. C’est bizarre.
Sheldon : Attends, j’ai encore mieux ! Figure toi que, d’après Sid, la mort de Diego, Pablo et Juan est antérieure à celle de Mike et Marty !
Danny : Ce qui voudrait dire que ce sont les Black Panthers qui auraient ouvert les hostilités ? Mais alors pourquoi ils avaient l’air si surpris des représailles ce matin ? Il faudrait qu’on ait une petite conversation avec eux.
Sheldon : Et par la même occasion, on pourrait leur demander de nous laisser leurs empreintes de chaussures et leur ADN parce qu'on a reçu la commission rogatoire que nous avons demandée tout à l'heure.
Danny , souriant : Génial !

Danny eut à peine terminée sa phrase que Don fit son entrée dans la salle.

Don : Salut les gars. Alors vous avancez ?
Danny : Don ? T’en as fini avec Hilborne ?
Don : En fait non, j’y suis pas encore allé. J’ai expliqué à ce cher Hilborne que ma priorité était l’enquête en cours et donc que j’irai le voir quand j’en aurais le temps.(Danny se mit à rire) En fait, j’vous donne les dernières infos et j’y vais.
Sheldon : Quelles infos ?
Don : J’ai le nom des 2 chefs de gangs : Peter Jackson pour les Black Panthers et Carlos Ruiz pour les Bloods.
Danny : Et t’aurais pas appris par hasard où on peut les trouver ?
Don , souriant fièrement : Il suffit de le demander ! Les Black Panthers ont leur quartier général dans un bar pas loin de l’endroit où ont été tué les deux frères. Quant aux Bloods, ils ont élu domicile dans un petit hangar. (Tendant un papier) Je vous ai noté les deux adresses exactes. Et de votre côté ?
Sheldon : Nous avons appris que ceux qui ont manifestement commencé à tirer les premiers sont les Black Panthers et non pas les Bloods comme on le croyait au début.
Don : Tiens donc !
Danny : Oui et justement, on se disait qu’il faudrait qu’on leur parle.
Don : J’suis désolé mais je ne vais pas pouvoir vous accompagner à cause de cette foutue convocation. Par contre, j’vais prévenir mes gars, il ne vaut mieux pas que vous alliez seuls là-bas.
Danny : Pas de problème.
Sheldon, à Danny : Bon, et bien, on y va ?

Danny enleva sa blouse et enfila sa veste.

Danny : On y va.
Don : Hé Danny ! Essaie de pas péter les plombs comme ce matin d’accord ?
Danny, souriant : J’essaierai. ( et faisant le geste des mains qui accompagné ses paroles) C’est le mot d’ordre aujourd’hui. « Rester zen »

Danny et Sheldon partirent alors en direction de la sortie tandis que Don se rendit dans le bureau 56.

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:16

Chapitre 9


Dans un bar de Harlem, 19 h 15

Danny et Sheldon entrèrent dans le bar suivit de quelques policiers en uniforme. Ils n’eurent aucune difficulté à localiser les membres du gang qui semblaient avoir une conversation assez vive dans le fond du bar, à côté d' un jeu de fléchettes.

Les deux experts s’approchèrent de la bande.

Danny, sourire aux lèvres : Salut les gars. Alors, quoi de neuf ?

Peter Jackson, le chef du gang, se leva alors et s’avança vers Danny.

Peter : Encore toi ! Qu’est-ce que tu fous ici ?
Danny : C’est pas très gentil de nous recevoir comme ça. L’hospitalité, tu connais pas ?
Peter : T’as apporté un dico ? Parce que, non, je connais pas.
Danny , souriant sarcastiquement et pointant du doigt Peter : T'es un ptit marrant toi !
Sheldon, s’avançant à son tour, passant son bras droit devant Danny,sourire en coin : Danny, souviens toi de ce que t’as dit Don ! (À Peter) Nous voudrions simplement vous poser quelques questions.
Peter : Vous êtes bouchés ou quoi ? J’vous ai déjà dit que j’ parlais pas aux flics !
Sheldon : Si vous le prenez comme ça, c’est au poste que vous allez finir la nuit et répondre à nos questions parce que nous avons une commission rogatoire. (la montrant) On essaie juste de trouver qui a tué deux de vos membres.
Peter : Pourquoi chercher ! Nous, on sait qui a fait le coup !
Danny : Les Bloods ?
Peter , souriant : T’es peut-être plus malin que t’en as l’air finalement !
Danny : Joue pas à ça avec moi tu veux ! Parce que là, toi et tes potes, vous allez devoir nous expliquer pourquoi on a retrouvé 3 cadavres des Bloods cet après-midi.
Peter, surpris : Quoi ? Mais qu’est-ce que tu me racontes mec ! On n’a pas bougé du quartier de toute la journée !

Danny et Sheldon se regardèrent. Peter semblait réellement surpris d’apprendre la nouvelle.

Danny : ça ne prouve rien. Les trois membres des Bloods ont été tués vers 1 h du mat. Vous auriez très bien pu commettre ces crimes.
Peter : Impossible. A cette heure là, on était tous, sauf Mike et Marty, à une teuf dans le Queens !
Billy, un autre membre : Vous pouvez vérifier, (riant) On avait un coup dans le nez et sur le retour, on a un peu rigolé avec les caméras des carrefours.
Peter , fier de l'effet produit : Vous avez vraiment pas de peau les mecs. Vous allez pas pouvoir nous coller ça sur le dos.
Sheldon : Nous vérifierons. Mais pour l’instant, on aimerait avoir vos empreintes de chaussures.

Sheldon sortit alors de sa mallette tout le matériel nécessaire à la prise des empreintes de pas.

Peter : Hé, qu’est-ce que tu fous mec ? Il est hors de question que je pose mes pieds là-dessus ! Tu sais combien coûtent ces pompes ! Ton truc va me les bousiller.
Danny : Fais pas d’histoire tu veux ! Et pose ton pied ! De toute façon je doute que tu les ais payé !

Peter s’exécuta donc en maudissant les flics. Danny fit signe aux quatre autres membres du gang de se prêter également au petit jeu de la prise d’empreintes. Le jeune expert sortit également des cotons tiges et des petits tubes.

Peter : Qu’est-ce que c’est que ça encore ?
Danny : On a besoin aussi de votre ADN. T’inquiète pas, ça fait pas mal. Ouvre la bouche.

Danny et Sheldon prélevèrent donc les échantillons d’ADN dont ils avaient besoin.

Sheldon : Une dernière chose. Si vous êtes tous allés à cette petite fête, pourquoi Marty et Mike n'étaient pas de la partie.
Peter : Ils avaient des trucs à faire.
Danny : Quel genre de trucs ?
Billy : Marty devait aller toucher 2 mots à ce traitre de Wilkins !
Sheldon : L'éducateur ?
Peter : Bordel la ferme Billy !
Danny : C'était pour parler de Mike c'est ça ? (mais ni Peter ni Billy ne donnèrent de réponse) Dis moi Billy, t'as un facheux cocard. Tu t'es fait ça comment ?
Billy, souriant et ironiquement : J'suis tombé.
Danny , souriant, incrédule : Bien sûr. Bon, on va vous laisser mais inutile de vous dire que si vous n’avez encore rien fait de complètement stupide, c’est pas la peine de commencer ! Des flics vont rester dans le coin pour y veiller. (se mettant face à Peter) T’y vois pas d’inconvénient Pete !
Peter dévisageant Danny de haut en bas : Vous avez ce que vous voulez alors vous pouvez dégager maintenant. On respire très mal depuis que vous êtes dans le coin ! Et puis, c’est sûrement pas un flic qui va me dire ce que je dois faire.

Danny secoua la tête en souriant, comme pour se dire : « Il est vraiment irrécupérable ! » Puis il suivit Sheldon vers la sortie. Et tous les deux, toujours accompagnés des officiers de police se rendirent à la deuxième adresse.

************************************************************

Laboratoire, 18 h 30

Don se dirigeait vers le fameux bureau 56. Il n’aimait pas mais alors pas du tout cette histoire d’enquête interne impliquant son meilleur ami et le chef Hilborne allait vite le comprendre. Don frappa énergiquement à la porte. Une voix lui demanda alors d’entrer.

Hilborne : Lieutenant Flack. Vous avez quand même pu trouver le temps de passer finalement.
Don : Vous faites pas d’illusion. J’suis là uniquement parce que mes supérieurs me l’ont ordonné. Honnêtement j’ai rien à vous dire sur Danny Messer.
Hilborne : Vous êtes amis à ce que j’ai entendu dire ! J’comprends pourquoi. Vous me semblez avoir quelques points communs tous les deux. Asseyez-vous !
Don, s’asseyant, sèchement : Allez y. Posez vos questions qu’on en finisse. J’vous écoute.
Hilborne : Bien. Vous avez eu l’occasion de travailler fréquemment avec le Lieutenant Messer ?
Don , sur un ton légèrement moqueur : C'est une question ça ? Non, je demande parce que, en y réfléchissant, si ce n'était pas le cas, je ne me trouverais pas en face de vous, je me trompe ?
Hilborne : Je vous conseille de coopérer et de prendre un autre ton avec moi si vous ne voulez pas que je vous colle un rapport Lieutenant Flack !
Don , restant calme malgré tout : Faites le ce rapport. Et puis après. Vous allez faire quoi ? Ouvrir une enquête interne sur moi ? (riant) ça me fait rire. Dites moi, qu'est-ce qui vous a poussé à en ouvrir une sur Danny ?
Hilborne : Le Lieutenant Messer est incompétent et accumule les fautes professionnelles !
Don , haussant légèrement la voix : Comment ? Danny ? Incompétent ? Vous ne l’avez jamais vu travailler d’arrache pied pour qu’on puisse coincer un suspect ! Je peux vous citer des dizaines d’enquêtes qui vous prouverez à quel point il a sa place parmi nous. Tenez, ces 5 meurtres, par exemple, commis dans un petit restaurant de Brooklyn ! Vous avez sûrement dû en entendre parler ! Une sale affaire ! Et bien, Danny l'a menée et l'a résolue avec brio ! Il avait même été proposé pour une promotion après ça !
Hilborne : Je me souviens de cette affaire. Mais je me souviens également que le Lieutenant Messer a été rayé de la grille des promotions après une bavure !
Don , sèchement, s'avançant près du bureau : Il n’était pas responsable de la mort de ce flic !
Hilborne : Peut-être mais il n’a pas hésité à mentir lors de sa déposition. Quelle belle preuve de compétence ! Et puis, vous connaissez aussi bien que moi, peut-être même mieux son passé plus que trouble.
Don : Si vous faites référence au gang des Tanglewoods, il ne les a jamais fréquenté !
Hilborne : Il a pourtant été mêlé au meurtre de Bobby Manning.
Don : Mais qu’est-ce que vous racontez ! Vous savez bien que, là encore, il n’y était pour rien.
Hilborne : La bande audio a prouvé qu’il n’était pas l’auteur du meurtre mais un doute persistera toujours quant à son niveau d'implication dans toute cette affaire !
Don : Dans votre tête oui. Il faut que vous arrêtiez vos délires ! J’vais vous dire moi qui est Danny Messer. Danny est quelqu’un qui, à un moment de sa vie, a du faire un choix difficile. Deux chemins s'offraient à lui. L’un évident, tout tracé et qui aurait sucité le respect des gars de son quartier : suivre son frère et tous ses amis sur la voix de la délinquance. Et puis il y en avait un autre. Oh, celui-là était beaucoup moins drôle ! S’il décidait de le prendre, cela signifiait qu'il devrait quitter son frère, être considéré comme un traître par ses amis, et cependant, c’est celui-là qu’il a choisi. Ça n’a pas été facile. Il s'est jeté dans de longues et pénibles études et s’est battu pour sortir premier de sa promotion à l’école de police scientifique. Il a eu le choix entre être hors la loi ou travailler pour elle. Et il a su prendre la bonne décision. Danny Messer a bataillé dur pour en arriver là. Alors, c’est sûrement pour tout foutre en l’air à la première occasion !
Hilborne : Tout ça est bien touchant mais cela n’explique pas certains faits. Je ne crois pas en sa parfaite intégrité.
Don , énervé, se levant : Vous me parlez de faits. Alors montrez-les moi ces faits ! Parce que là, ( posant les deux mains sur le bureau face à Hilborne, le fixant dans les yeux) je crois que vous n’avez rien ! Vous n'avez que des suppositions et quelques petites incartades avec des suspects ou avec son supérieur. Voilà ce que vous avez et ce n’est pas suffisant pour le virer ! Par contre, je suis curieux de connaître la raison qui vous pousse à tant le détester et à vouloir détruire sa vie !
Hilborne , se levant de sa chaise à son tour, énervé : Il n’y a aucune raison particulière. Je fais mon boulot avec conviction. C’est tout ! Et ne vous en faites surtout pas pour les faits Lieutenant Flack ! Cette conversation ne nous mène à rien. Vous pouvez sortir !
Don , écartant les bras : Tiens! Vous ne voulez plus me poser vos ptites questions ? La vérité ne vous convient pas c’est ça ?
Hilborne : Votre attitude n’aide pas le lieutenant Messer.
Don , laissant s'échapper un rire avant de répondre : En quoi mon attitude pourrait-elle lui être fâcheuse ? Vous n’allez quand même pas lui faire porter le chapeau de ma mauvaise humeur ! Ce serait le comble !
Hilborne , fulminant : Sortez !

Don, sèchement : Je sors, ne vous inquiétez pas. Je n’ai aucune envie de m’éterniser ici.

Don sortit en claquant la porte et commença à marcher dans le couloir. Il repensa alors à tout ce qui s’était dit dans la pièce. Peut-être y était-il allé un peu fort. Il aurait sûrement un blâme pour non respect d’un supérieur, mais…. après tout, Hilborne l’avait bien cherché ! Don se mit alors à imaginer la réaction de Danny quand il lui raconterait son entretien et cela le fit rire. Danny lui dirait sûrement qu’il a eu tord de réagir ainsi, lui reprochant de ne pas s’ appliquer ses propres conseils, avant finalement d’en rire et de reconnaître qu’il aurait bien aimé voir la tête de Hilborne. Mais le sourire de Don fut bientôt chassé par une interrogation pesante : Pourquoi Hilborne tenait-il tellement à faire plonger Danny ? Cette question commençait à lui hanter l’esprit. Il fallait qu’il le découvre.

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 16:17

Chapitre 10


Don prit l’escalier et remonta d’un étage. Il voulait voir Mac afin de lui parler de ses soupçons concernant les motivations de Hilborne. Mais ne voulait pas lui en parler simplement au téléphone. Il ne le trouva pas dans son bureau. Il essaya alors de le chercher dans les différentes salles du labo et tomba, dans l’une d’elle sur Stella. Celle-ci était entrain de lire les résultats ADN concernant le sang retrouvé sur le coupe-papier de M. Rippert ainsi que ceux concernant l’échantillon de sperme prélevé sur les draps.

Don : Salut Stella.

Stella, surprise, eut un léger sursaut, puis leva les yeux vers Don.

Stella, souriant : Salut Don.
Don, souriant à son tour : Désolé de t’avoir fait peur. C’était pas le but.
Stella : Tu reviens de ton entretien avec Hilborne ?
Don, soupirant : Oui. C’est ça.
Stella : Et alors, ça s’est passé comment ?
Don : Et bien.... Je dirais qu’il n’a pas dû avoir les réponses qu’il attendait. Il avait plutôt l’air furax quand je suis sorti.
Stella, riant : Qu’est-ce que t’as bien pu lui dire pour le mettre dans cet état ?
Don : Pas grand-chose. Juste la vérité mais il n’a pas vraiment apprécié de l’entendre. Et toi, tu y es déjà passé (Stella acquiesça) Et alors ?
Stella : Idem. Il aurait préféré que j’aille dans son sens. ...Je crois qu’il essaie de trouver une personne du service qui pourrait enfin médire sur le compte de Danny afin de pouvoir étayer sa thèse.
Don : C’est vrai que dans beaucoup de services, on se bouffe le nez mais il est manifestement très mal tombé avec nous !
Stella , souriant : En effet.
Don, inquiet : J’espère que ce sera suffisant.
Stella, posant sa main sur le bras de Don, d'une voix douce : T’inquiète pas Don. Danny se sortira de ce mauvais pas.
Don : Oui. C'est ce que j'essaie de me dire mais ce type ne me plait pas du tout. Il est fourbe et on ne sait jamais ce qu'il va bien pouvoir inventer. (Soupir) T’es sur l’affaire du promoteur immobilier avec Mac ?
Stella : C’est bien ça.
Don : Et vous avancez ?
Stella : Au vu des résultats que je viens de lire, disons que l'affaire se complique.
Don : Tu saurais pas où est Mac ?
Stella : Il est dans Midtown avec Lindsay. Mais il ne devrait plus tarder et j’espère qu’ils reviendront avec de nouveaux éléments.
Don : Bon, c’est pas grave, je lui parlerai demain. Là je vais tâcher de rejoindre Danny et Sheldon pour une perquiz.
Stella : L' affaire des gangs ?
Don : Oui, et pas des plus simples non plus à ce qu’il semble.

Soudain, un Bip provenant d’un ordinateur se fit entendre. Stella avait en effet lancé une recherche informatique sur la pièce électronique trouvée à côté de la victime. Elle se précipita vers l’écran pour y lire le résultat.

Stella : ça alors ! Voilà qui change la donne.
Don : Bon, je crois que je vais te laisser travailler, mais, rentre chez toi pour te reposer quand même ! T’amuse pas à faire du Mac Taylor !
Stella : N’aie crainte. J’aime encore mon lit. A demain Don.
Don , lui souriant : A demain. Bonne soirée et bonne nuit.

Don quitta alors la pièce et prit son téléphone. Il appela Danny.

Don : …. Danny. C’est Don….Vous en êtes où ?... Ok. Je vous rejoins là-bas…. Ça a été plutôt vite… J’te raconterai. A tout de suite.


************************************************************

Harlem, 19 h 30, au squatte des Bloods.

Danny et Sheldon arrivèrent sur les lieux de la 2ème adresse où ils furent rejoints quasiment immédiatement par Don.

Don : Alors, qu’est-ce que vous avez appris ?
Danny : Que l’affaire se complique encore.
Don : Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
Danny : Et bien que ce ne sont peut-être pas les Blacks Panthers qui sont responsables des trois meurtres des Bloods.
Don , surpris : Quoi ?
Sheldon : Et oui, nous aussi, ça nous a surpris.
Don : Sinon, ils n’ont pas fait trop de difficultés pour les prélèvements dont vous aviez besoin.
Sheldon, sur le ton de la moquerie : Disons que Monsieur le chef de gang avait un peu peur de salir ses jolies chaussures.
Don, riant : C’est pas vrai ! Ces types sont prêts à tuer s’il le faut mais salir leurs pompes les dérange ! On aura tout vu !
Danny : Voyons maintenant ce que vont nous raconter ceux-ci !
Sheldon : Il faudrait peut-être qu’on vérifie s’il n’y aurait pas un 4*4 noir un peu écorché dans le coin.
Don : J’vais charger certains mes hommes de faire le tour du propriétaire. (s’adressant à un de ses hommes) Matthews ! Prends 3 hommes avec toi et regardez si vous ne trouveriez pas le fameux 4*4 noir dans les parages.
Matthews : Ok, on y va tout de suite.

Les trois détectives s’avancèrent et toquèrent à la plus petite porte du hangar. En effet, celui-ci était en fait un ancien petit garage. Il comprenait donc deux portes, une grande, pouvant laisser passer les voitures et une autre à gauche, de taille normale. Une musique assourdissante de rap sortait de l’endroit.

Don : Y a une sacrée ambiance là dedans !

La porte s’entrouvrit. Un jeune homme type mexicain, mâchouillant un chewing-gum apparut dans l’embrasure. Il était habillé d’un T-shirt et d’un jean délavé. Il portait une boucle d’oreille et avait un bandeau noir dans ses cheveux mi-long sans, oublier qu’était noué à son poignet droit un bandana rouge. Il dévisagea les trois hommes qu’il avait en face de lui d’un regard méprisant. Don tendit sa plaque et Sheldon la commission rogatoire.

Don : On peut entrer ?
Homme, criant, maichouillant son chewing gum : Carlos, c’est les flics !

Danny poussa la porte pour l’ouvrir davantage et pénétrer dans l’endroit. Carlos vint alors à leur rencontre. Il avait un peu la même allure que le jeune homme ayant ouvert la porte sauf qu’il avait les cheveux courts sans bandeau sur la tête. Dans le fond de la pièce principale qui était aménagée de façon très rudimentaire, on pouvait voir cinq membres des Bloods ainsi qu’un tas de matériel et une voiture rouge.

Carlos : Mais qu’est-ce que vous venez foutre ici ? On peut pas passer une soirée tranquille !
Danny, s’adressant aux hommes à côté de la radio en le pointant du doigt : Hé vous là-bas, baissez moi ça tout de suite, compris ! (Les hommes firent comme s’ils n’avaient pas entendu) Faut que je vienne le faire moi-même !

Danny s’avança alors mais le passage lui fut bientôt barrer par Carlos qui posa une main sur sa poitrine. Danny regarda la main de Carlos sur sa poitrine puis Carlos dans les yeux.

Danny : Tu fais quoi là ? Tu retires ta main tout de suite.
Carlos, retirant sa main et regardant Danny dans les yeux : Eteignez la radio les gars ! (s’adressant à Danny) C’est moi qui donne les ordres ici.

La radio s’éteignit. Danny, sourire au coin des lèvres, secoua la tête.

Don : Bon, et bien maintenant qu’on peut enfin s’entendre. Tu vas peut-être pouvoir nous parler des deux Black Panthers qu’on a retrouvés morts ce matin à moins que tu ne préfères nous parler des trois Bloods qui se sont fait descendre cette nuit ? T’es au courant quand même que trois de tes potes sont restés sur le carreau ?
Carlos : Bien sûr que oui. Tu me prends pour qui ?
Sheldon : Leur mort n’a pas l’air de vous toucher énormément.
Carlos : On a notre propre façon de réagir à la mort d’un des nôtres.
Danny , laissant s'échapper un rictus : Et cette façon c’est de descendre à votre tour les types que vous pensez responsables ? Seulement, laisse-moi te dire que vous avez sûrement fait une belle gourde cette fois-ci !
Carlos : J’vois vraiment pas de quoi tu parles.
Danny : Et bien je parle du fait que l’enquête vise à penser que les Black Panthers n’ont rien à voir avec les meurtres de Pablo, Juan et Diego.
Don, remarquant que Carlos plissa légèrement les yeux comme s’il était surpris : Ben quoi ! ça te surprend ? Et oui, vous vous êtes salement gourés. Et votre petite connerie a peut-être mis le feu aux poudres. Vous pouvez en être fier ! Adieu la tranquillité !
Carlos : Si vous aviez des preuves de ce que vous avancez, on ne serait pas là entrain d’en discuter non ?
Sheldon : Mais, c’est pour ça qu’on est là. Pour trouver les preuves. On a d’ailleurs besoin de vos empreintes de pas à tous et d’un prélèvement ADN.
Carlos : Si ça vous amuse, on va se prêter à vot’ petit jeu mais, vous ne trouverez rien parce qu'on n'a rien à voir avec les meurtres des 2 connards de Balck Panthers ! Même si je dois dire que ça me réjouit pas mal que d'autres font ce boulot pour nous !
Sheldon : On verra.

Don : Bon, allez, on va un peu fouiner dans ce charmant endroit voir ce qu’on pourrait trouver !

Une équipe de policiers, gantés, se mit alors à retourner tout le hangar tandis que Danny et Sheldon s’occupaient des prises d’empreintes de chaussures ainsi que des prélèvements ADN.
Deux heures plus tard, l’équipe avait tout inspectée dans les moindres recoins et n’avait rien trouvé pouvant inculper les Bloods des meurtres de Mike et Marty. Les recherches du 4*4 n’avaient rien donné non plus. C’est alors que Don, Danny et Sheldon ainsi que tous les policiers présents durent se résoudre à quitter les lieux sans plus d’indices que quand ils étaient arrivés. Une grande déception pour les deux experts et le détective Flack qui comptaient bien trouver au moins des armes ou de la drogue. Cela les aurait permis de les embarquer. Ils quittèrent donc le hangar sous les regards réjouis des Bloods.

Don , une fois dehors : Chou blanc une fois de plus. Cette affaire commence à m’agacer. Si on ne trouve pas rapidement quelque chose, les tensions vont monter et c’est tout Harlem qui risque de s’enflammer.
Sheldon : C’est sûr. Il va falloir qu’on examine tout ça très vite.
Danny, souffla puis lança à Sheldon : Ouais, bon, écoute, ce qu’on va faire, c’est qu’on va retourner au labo pour tenter de trouver quelque chose.
Sheldon : T’as l’air déçu Danny ! (souriant) T’avais quelque chose de prévu ce soir ?
Danny : Non, ça ira. Je vais repporter.
Sheldon sourit : Alors, tu ne veux toujours pas nous dire de qui il s’agit ?
Danny, souriant : Tu ne dois pas prévenir Angie de ton retard ?
Sheldon, soupirant : Danny ou l’art d’éluder les questions gênantes !
Don : En tout cas, moi, je ne peux pas vous être d’une grande aide sur ce coup alors je vais rentrer retrouver mon lit douillé, …seul.
Sheldon, tapotant l’épaule de Don : T’en fais pas. Je compatis. Allez, à demain.
Don : A demain.
Danny , souriant : Ouais, salut Don !

La nuit commençait sérieusement à envelopper la ville de sa douce fraîcheur. Les voitures de patrouille s’éloignèrent une à une. Don monta dans la sienne et démarra. Danny et Sheldon prirent place également dans leur véhicule et démarrèrent à leur tour en direction du labo. Danny était au volant. Il tourna à gauche puis à droite et emprunta une rue qui allait enfin les mener en dehors du territoire des Bloods. Mais bien sûr, c'était sans compter sur ce qui les attendait au détour d'un carrefour……….

Les 10 prochains chapitres ... demain Wink

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 19:27

J'ai finalement un peu de temps, donc je poste la suite Wink

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Chapitre 11


Laboratoire, un peu après le départ de Don.

Aussitôt que Mac et Lindsay furent revenus de Midtown., ils se dirigèrent vers la salle où se trouvait Stella. Ils pénétrèrent dans la pièce. Stella avait toujours les yeux rivés sur son écran d’ordinateur, faisant manifestement des recherches. C’est alors qu’elle s’aperçut de leur présence.

Stella : Tiens ! Vous voilà ! Je commençais à m’ennuyer. Vous avez du nouveau ?
Lindsay : Mme Rippert nous a menti. Elle a bel et bien un amant.
Stella : J’le sais déjà
Lindsay : Comment ça ?
Stella : L’ADN correspondant au prélèvement de sperme sur les draps n’est pas celui de M.Rippert.
Mac : Et tu as un nom ?
Stella : Malheureusement pas. Inconnu au fichier ! Mais vous, comment l’avez vous appris ?
Mac, sortant l’enveloppe contenant les photos : Grâce à ces photos plutôt explicites !
Stella , haussant les sourcils : C’est le moins qu’on puisse dire.
Mac : Elles se trouvaient dans un des tiroirs de son bureau et ont été prises par un détective privé, Joe Ladkins. Le Lieutenant Maka est partie se renseigner plus amplement auprès de lui.
Stella : Et vous ne savez pas qui est-ce ?
Mac : Non mais on compte sur Mme Rippert pour nous l’apprendre.
Lindsay : De plus, Kaile nous a informés que Mme Rippert allait devenir très riche grâce à la mort de son mari. Ce qui nous conduit de plus en plus vers la thèse du mobile pécunier.
Stella : Alors là, je reste septique.
Lindsay , surprise : Pourquoi ?
Stella, prenant la petite pièce électronique dans ses mains : A cause de ça.
Mac : Tu as trouvé d’où elle provient ?
Stella : Oui. C’est une partie d’un système électronique visant à neutraliser les alarmes les plus sophistiquées sans laisser de traces. Et on trouve comment le fabriquer sur internet.
Lindsay : Tu penses à un cambriolage ?
Stella : De plus, regardez la photo de l’appareil. Pour neutraliser l’alarme, il faut relier convenablement les 2 fils électriques que vous voyez à l’alarme. Les fils sont de faibles diamètres.
Mac, commençant à comprendre : L’arme du crime ?
Stella : C’est ce que j’ai pensé aussi.
Mac : Et donc, pour le sang, ça a donné quoi ?
Stella : ADN différent de celui du sperme et lui aussi, inconnu au fichier.
Lindsay : Même s’il s’agit d’un cambriolage qui aurait mal tourné, comment les voleurs ont-ils su que M. et Mme Rippert seraient absents ?
Mac : Bonne question.
Lindsay : Et au fait, pour la petite soirée de Mme Rippert ?
Stella : J’ai vérifié. Son alibi tient la route.
Mac : Mais il n’empêche qu’elle paraît être le seul lien entre toutes les pièces du puzzle. Nous la convoquerons demain matin.
Stella : Elle va en avoir des choses à nous expliquer.
Mac : Bon, allez, je vous libère. La journée a été plutôt longue et nous devons tous nous reposer.
Stella, surprise : Tous ? Toi aussi Mac ?
Mac : Je finis quelques petites choses et puis, oui, je vais rentrer. Je dois accorder ma basse je te rappelle.
Stella, riant de bon cœur : C’est vrai. Tu fais des progrès. Je te félicite.
Mac, souriant : A demain. Bonne nuit.
Stella et Lindsay : Bonne nuit Mac.
Lindsay , souriant : Dis moi Stella,… pourquoi Mac a-t-il parlé d’accorder sa basse ? Tu vas aller l’écouter jouer dans son club de Jazz ?
Stella, surprise : Oui, mais …tu étais au courant pour le club de jazz ??
Lindsay : En fait, j’avoue avoir été curieuse et avoir fait ma petite enquête.
Stella, intriguée et souriant : Et pourquoi ça ?
Lindsay : Disons que ... je voulais prouver quelque chose à Danny.
Stella , souriant : Dis plutôt que tu voulais l’impressionner !
Lindsay, souriant timidement : Peut-être, c’est vrai. Au fait, tu ne saurais pas où il est par hasard ?
Stella : Il est sorti et je crains qu’il en ait encore pour un moment. J’ai vu Don juste avant que vous n’arriviez et je crois qu’il partait le rejoindre pour une perquisition. Pourquoi ? Vous aviez quelque chose de prévu ce soir ?
Lindsay : Non, enfin, pas vraiment. On s’était juste dit qu’on passerait la soirée ensemble. Mais c’est pas grave. Je vais attendre son coup de fil….
Stella : Bon, allez, sortons tout de suite d'ici avant qu’un nouveau cadavre nous tombe sur les bras.
Lindsay sourit : Tu as raison.

Et les deux scientifiques quittèrent la salle et se dirigèrent ensemble vers la sortie.

************************************************************

La route sur laquelle circulaient Danny et Sheldon était déserte. Leur véhicule s’approchait d’un carrefour plutôt sombre. Danny était au volant. Sheldon était assis à ses côtés et cherchait désespérément une station de radio qui lui convienne. Il finit par abandonner et l’éteignit.

Sheldon : Alors Danny, tu ne m’as pas répondu tout à l’heure ! Ta bonne humeur de ce matin a bien rapport avec une femme, une femme que je connais, je me trompe ?
Danny, souriant : C’est pas vrai ! T’abandonnes jamais ! Tu te venges c’est ça ? Tu te venges parce que j’ai su pour Angie ?
Sheldon, souriant : Œil pour œil, dent pour dent Danny ! Moi aussi je veux savoir maintenant !
Danny soupira et rit : Elle va me tuer si je t’en parle avant de l’en avoir avertie !
Sheldon : Elle n’en saura rien. Promis, juré, crach…
Danny : Non s’il te plait, crache pas dans ma bagnole tu veux !

Le véhicule commença à franchir le carrefour. Danny allait finalement assouvir la curiosité de Sheldon quand un choc violent lui fit perdre le contrôle de la voiture. On venait de les percuter au niveau de l’aile arrière droite. La voiture partit en tête à queue et fit alors des vrilles au milieu de la route jusqu’à ce que, finalement, elle finisse par s’immobiliser. A l’intérieur, les deux experts étaient plutôt secoués mais allaient bien.

Sheldon , secouant la tête pour reprendre ses esprits : Bon dieu mais qu’est-ce qui s’est passé ?
Danny , respirant fortement : Je crois qu’on nous a percutés. (haussant le ton et frappant ses mains contre le volant) Merde ! Mais elle sortait d’où cette bagnole, j’l’ai même pas vu arriver !
Sheldon : Il faut qu’on aille vérifier si les occupants de l’autre voiture vont bien !
Danny : Oui mais je lance un appel radio avant. Don ne doit pas être loin. (se mettant sur la bonne fréquence de la radio) Don, Don, est-ce que tu m’entends ?

Don, au volant, lui aussi de sa voiture, entendit soudain la voix de Danny dans sa radio. Celle-ci était étrange. Inquiet, il répondit aussitôt.

Don : Danny ? Qu’est-ce qui se passe ?
Danny : On vient d’avoir un accident au niveau d’un carrefour de la 119ème.
Don, inquiet et surpris : Vous allez bien ?
Danny : Oui mais on doit aller s’assurer de l’état de santé des passagers de l’autre véhicule.
Don : Je fais demi-tour. J’arrive.

Pendant ce temps, Sheldon chercha dans l’obscurité à localiser l’autre véhicule et s’apprêter à sortir quand il jeta un coup d’œil dans le rétroviseur droit. Son visage devint soudain blême. Ce qu’il y vit ne lui dit rien qui vaille.

Sheldon , criant : Danny redémarre. C’est pas un accident !

Danny fut assez surpris par les propos de son collègue mais il s’exécuta immédiatement tout en regardant lui aussi dans le rétroviseur. Danny eut beau essayer, il n’arrivait pas à faire redémarrer ce fichu moteur. Il sortit alors son arme.

Sheldon : T’es sûr que c’est une bonne idée ? Ils sont plus nombreux que nous et on est pris au piège !
Danny, parlant rapidement (à la radio) : Don, rapplique vite, on a de sérieux problèmes !

Soudain, la vitre arrière se fracassa puis, presqu' aussitôt, se fut au tour de la vitre côté conducteur puis de celle côté passager de se briser. Danny, tenant toujours la radio et son arme, et Sheldon se protégèrent le visage à l’aide de leur bras . De l’autre côté de la vitre brisée, un homme les tenait en joue avec un M12 qu’il enclencha. A la vue de cette arme braquée sur lui et au bruit de l’amorçage qui se mit soudain à raisonner dans sa tête, les yeux de Danny s’emplirent de crainte. Son corps se paralysa. Il détourna alors son regard pour le fixer devant lui et déglutit difficilement avant de fermer et de serrer les paupières. Il crut un instant que cette rue sombre au travers du pare-prise serait la dernière image qu’il verrait, quand soudain, l’homme se mit à lui parler.

Homme, hurlant : Raccroche cette putain de radio et pose ton flingue tout de suite !

Danny ouvrit les yeux puis inquiet, s’exécuta.
Au même moment, Don, qui avait tout entendu de ce qui était en train de se passer, accéléra, prévint des renforts et mit en route sirène et gyrophare. L’inquiétude se faisait grandissante sur son visage et dans son coeur. Ses amis étaient en danger et l’idée qu’il n’arriverait peut-être pas à temps pour les sauver lui était insupportable ! Mais pourquoi cette voiture lui semblait-elle avancer si lentement ce soir ?

*************************************************************

Les assaillants étaient au nombre de cinq. Ils étaient vêtus de noirs et portaient des gants et des cagoules, qui ne laissaient entrevoir que leurs yeux. Ils ouvrirent les deux portières avant et extirpèrent brusquement les deux experts du véhicule en les empoignants par leur veste. Tout cela rappelait à Danny de bien mauvais souvenirs. En effet, environ trois semaines et demi auparavant, c’est de cette façon qu’il avait été kidnappé par les hommes de Sonny Sassone. Ceux-ci l’avaient séquestré et tenté de le tuer en lui injectant une forte dose de drogue. Mais cette fois-ci, c’était différent. Un des hommes amena violemment Sheldon du côté de la voiture où se trouvait Danny. Deux hommes étaient armés de M12, deux autres de battes de base Ball et le dernier, qui semblait diriger les opérations, d’un Berreta.

Danny, sur un ton mélangeant la peur et la colère : Mais qu’est-ce que vous voulez ?

L’homme qui tenait en joue Danny lui asséna un coup dans le ventre avec son arme. Danny se courba et tomba à genoux sous le coup de la douleur. Aussitôt, Sheldon voulut intervenir pour tenter de l’aider. Il en fut tout de suite empêché par un coup porté dans son dos avec une batte de Base ball. Sheldon s’écroula à terre.

Homme2 : Vous ne pouvez vraiment pas rester à votre place vous autres !

Puis il infligea encore un coup à Sheldon puis un autre tantôt avec la batte tantôt avec les pieds.

Danny : Sheldon ! …Arrêtez !

Danny révolté, se releva, oubliant la douleur. Voulant se diriger vers Sheldon, il donna au passage un violent coup dans le visage de l’homme qui se tenait à ses côtés. Mais à peine eut-il fait un pas que l’homme au Berreta lui infligea un autre coup, le plaqua contre la voiture et pointa son arme sur sa jugulaire. Sheldon tenta de se relever difficilement. Il avait à peine réussi à s’accroupir qu’il reçu un coup au visage. L’ancien médecin légiste retomba lourdement sur le sol sous les yeux impuissants de Danny. Pendant ce temps, les deux derniers hommes s’affairaient à fouiller la voiture et à détruire tout ce qu’ils y trouvaient. Sheldon ne bougeait plus. Son agresseur allait encore lui infliger un coup de batte …..

Homme à la batte, prêt à frapper : J’aime déjà pas les flics mais alors là, toi tu cumules, espèce de sale nè….

Danny , paniqué et ne pouvant rien tenter : Non !

…..quand l’homme qui menaçait Danny intervint.

Homme, hurlant, avant que l’homme prêt à frapper n’ait le temps de finir sa phrase : Marcus ! Ça suffit ! Je crois qu’il a son compte ! (à Danny, le regardant froidement dans les yeux). Qu’est-ce qu’on veut ? J’vais te répondre. Ce qui se passe ici ne regarde pas les flics ! Tu vois, j’ai décidé de vous épargner …pour cette fois. Seulement, si vous continuez toi et tes petits collègues à mettre votre sale nez de fouine dans nos affaires, la prochaine fois, on risque d’être moins sympas. Tu piges ! (à un de ses hommes) Prends leur portefeuille. (à Danny) Et maintenant, j’ai vos adresses.

Danny fixait l’homme dans les yeux. Celui-ci appuya davantage l’arme contre sa gorge. Le jeune homme reporta alors son attention sur le bras gauche qui le menaçait d’un Berreta. Il fronça les sourcils. Il venait de remarquer quelque chose sous la manche légèrement remontée de la veste noire que portait l’homme. Un bandana rouge.

Homme menaçant Danny : Ici, on règle nos comptes à notre façon ! Ok ! (une sirène de voiture de police se fit entendre au loin) On s’casse ! Et oublie pas, je sais où tu crèches !

Avant de partir, l’homme donna à Danny un coup de cross de révolver sur la tête. Danny s’écroula à son tour sur le sol.

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MessageSujet: Re: Prisonnier du Passé (3/4) [Hurt and Comfort/Action/Ship]   Mer 20 Fév - 19:28

Danny était maintenant allongé, face contre terre. Le coup qu’on lui avait asséné ne lui avait pas fait perdre connaissance mais il lui fallut cependant quelques instants pour reprendre ses esprits et réaliser ce qui venait de se passer. Il entendit la voiture de leurs agresseurs démarrer en trombe et s’éloigner tandis que la sirène de la voiture de Don se faisait de plus en plus présente. Il ressentait une horrible douleur à la tête et porta alors sa main sur son front. C’est alors qu’il s’aperçut, en regardant sa main tachée de sang, qu’il y avait une entaille. Puis l’inquiétude lui envahit le coeur : Sheldon ! Comment allait-il ? Le jeune expert se releva difficilement. Quand il vit son ami, gisant à terre, dos au sol, inconscient, il se précipita vers lui en vacillant légèrement.

Danny , inquiet : Sheldon ! (voyant son état) C’est pas vrai !

Danny s’accroupit alors à ses côtés et vérifia immédiatement son pouls. Le jeune homme ferma les yeux et soupira de soulagement quand il sentit, sous ses doigts, les battements de la jugulaire. Sheldon était vivant mais beaucoup de sang coulait sur son visage. Son état n’était visiblement pas brillant.

Danny : Sheldon ! Est-ce que tu m’entends ? Sheld, j’t’en supplie réponds moi !

Don arriva au niveau de la voiture de Danny qui était au travers de la route. Celle-ci lui dissimulait les deux experts. Les vitres étaient toutes brisées et il ne perçut aucun mouvement ni à l’intérieur, ni aux environs. Il fixa un instant la voiture, le regard livide. Trop tard. Il arrivait trop tard. Une horrible crainte s’empara de lui. Qu’était-il advenu de ses amis ? Qu’allait-il découvrir en approchant de cette voiture ? Il sortit son arme et descendit de son véhicule prudemment. Peut-être les agresseurs étaient-ils encore sur les lieux. Il avança doucement arme au poing jusqu’à ce qu’il entende la voix tremblante de Danny entrain d’appeler Sheldon. Don soupira. Oui, cela ne faisait aucun doute, c’était bien la voix de Danny mais les paroles qu'il prononçait lui laissait présager le pire. Il s’avança encore un peu, toujours en restant sur ses gardes quand il vit Danny de l’autre côté de la voiture, accroupi aux côtés de Sheldon. Il se dépêcha de les rejoindre.

Don, s’apercevant de l’état de Sheldon : Oh non, merde ! Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
Danny, très inquiet : Don, il faut appeler les secours ! (le regardant et criant) Tout de suite !
Don : T’inquiète, je m’en occupe.

Don prit alors son téléphone et prévint sans plus tarder les secours. Au même moment, il vit arriver au loin les renforts, sirènes hurlantes et gyrophares tournoyants. Danny restait à côté du jeune expert blessé et ne cessait de vérifier ses constantes vitales. Don, ayant raccroché, s’approcha des deux hommes.

Don : Comment va-t-il ?
Danny, regardant toujours Sheldon : Pas très bien.
Don : Et toi ?
Danny : Moi, ça ira.
Don : Tu es blessé Danny.
Danny : Je sais mais ça ira.
Don : Qu’est-ce qui s’est passé exactement ?

Les voitures de patrouille étaient à présent tout autour d’eux.

Don : Je reviens.

Don se dirigea aussitôt vers eux pour donner ses instructions, sans attendre la réponse de Danny.

Don, s’adressant à ses hommes : Bon, écoutez bien. Faites moi un large périmètre autour de cette voiture. Je veux que cet endroit reste intact, vous m’entendez. (Don prit à nouveau son téléphone. Il fallait maintenant avertir Mac) (soupir) (d’une voix calme) Mac ! C’est Flack. Désolé de vous déranger surtout que je n’ai pas de bonnes nouvelles à vous annoncer. …Danny et Hawkes ont été attaqués par des types sur la 119ème….. Danny va bien mais….(il soupira. D'une voix attristée) Hawkes semble être dans un sale état…. Très bien, j’vous attends.

Puis il se dirigea à nouveau vers ses deux amis. Il s’accroupit de l’autre côté de Sheldon, faisant ainsi face à Danny.

Danny, secouant la tête, l’air un peu perdu : J’ai rien vu venir Don ! J’l’ai pas vu cette bagnole ! Elle nous a percutés de plein fouet et...J’aurais dû la voir ! J’aurais dû …
Don : C’est pas ta faute Danny ! Ils avaient sûrement éteint leurs phares.
Danny : J'ai pas réagi assez vite ! J'aurais dû me douter ...
Don : Hé ! Arrête ça tu veux, t'y es pour rien ! Qu’est-ce qu’ils voulaient exactement ces types ?
Danny : Qu’on laisse tomber l’affaire des gangs. Qu'on leur foute la paix !
Don : De l'intimidation ?
Danny , sèchement : Tu parles ! Ils sont carrément stupides ouais ! ça ne fait que renforcer ma détermination à les coincer ces salops ! (puis reportant son attention sur Sheldon vérifiant une fois de plus son pouls et mettant une main sur sa tête) : Sheldon ! Tiens le coup d’accord ! (entendant la sirène de l’ambulance) Les secours arrivent.

Don aussi semblait très inquiet pour Sheldon mais l’ambulance était enfin là. Les secouristes se dépêchèrent d’arriver jusqu’à eux. Danny et Don se levèrent et laissèrent les médecins s’occuper de leur ami.

Les médecins s’accroupirent près de lui, l’examinèrent, lui attachèrent une perfusion au bras et le mirent sur une civière, sous les regards inquiets de Don et Danny qui suivirent ensuite les secours jusqu'à l'ambulance.

Danny (suivant la civière jusqu’à l’ambulance) : Comment va-t-il ?
Secouriste : Il a des contusions multiples mais ses constantes sont stables pour l’instant. Ecoutez, on en saura plus à l’hôpital…. (voyant la blessure de Danny) Vous devriez venir vous aussi.
Danny : ça va aller. J’dois rester. Mes collègues ont besoin de ma déposition.
Secouriste : Vous avez une méchante plaie à la tête, vous perdez beaucoup de sang. ça pourrait être grave. On vous emmène.
Don : Il a raison Danny. Va à l’hôpital avec Sheldon. Mac et moi, on te rejoint là-bas dès qu’on a fini ici, ok ?
Danny : Mais ….
Don, sur un ton autoritaire, pointant du doigt l'ambulance : Danny, ne discute pas ! Monte dans cette ambulance !

Danny, partagé entre le désir de vouloir se rendre utile immédiatement et celui de suivre l’évolution de l’état de Sheldon, finit par acquiescer. Il monta dans le véhicule. Les portes de l’ambulance se refermèrent. Celle-ci partit à vive allure vers l’hôpital. Don soupira en la regardant s’éloigner. Il pensait à Sheldon, il pensait à Danny et il se dit avec une rage intérieure : « Pourquoi une fois de plus je suis arrivé trop tard ! »

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